Féminin
40-44

Je suis avec mon copain depuis maintenant 7 mois. J'ai 43 ans, sportive (5 pi 3, 105 lb) et lui 52 ans sans problèmes de santé et en très bonne forme physique. Avant d'être avec moi, il a vécu une période de célibat de 10 ans. Dès le début, je trouvais que nos relations sexuelles manquaient d'interactions. Après 2 mois, je me suis aperçue que mon copain était porno dépendant et l'ai référé à un site internet français à ce sujet, tout en lui mentionnant que pour moi ça ne marchait pas s'il poursuivait ses visites sur le net. J'ai réalisé qu'il faisait l'amour avec ses images pornographiques. Avant que je n'intervienne il allait sur le net 2-3 fois par jour/7 jours, avec masturbation compulsive à chaque fois et se masturbait aussi sans internet. Il a cessé depuis maintenant 3 mois tout ce qui est site porno et se masturbe 1-2 fois semaine si nous sommes 2 semaines sans nous voir (habitons à 250 km l'un de l'autre). Il n'a pas eu de rechute pour ce qui est d'internet.

Il privilégie toujours la masturbation ou le cunnilingus à la pénétration. Il arrive difficilement à atteindre et à maintenir une érection. Lors de pénétration qui dure à peine 5 min, ce n'est pas très dur, résultat je fais des vaginites à cause de l'irritation. Il ne parvient pas à avoir d'érection sans une longue (10-15 min.) masturbation. À de nombreuses reprises, je l'ai caressé à raison de 20 à 30 minutes. Il n'a jamais eu d'érection suite aux caresses sur tout le corps. Pourtant, j'ai eu connaissance qu'il a des érections nocturnes et  matinales. Je ne suis même pas certaine qu'il ressente du désir ou du plaisir à avoir des relations sexuelles.

Il y a trois mois je lui ai suggéré de consulter à ce sujet (médecin pour sa libido et psychologue) il a refusé sans m'expliquer pourquoi. Actuellement, il consulte une psychologue relativement à son travail et ne veut pas lui en parler, bien qu'il m'ait assuré qu'il avait eu le temps d'établir un lien de confiance. Seul médicament qu'il prend en ce moment, pompe contre l'asthme au besoin et 5 mg de Celexa par jour. Il a fait une dépression il y a 10 ans, et tout va bien pour lui maintenant. Au début, il me disait avoir besoin de se sentir en confiance pour se laisser aller. Je vais me faire poser un stérilet, car selon lui cela le bloque et il a peur que je sois enceinte. Il m'a également dit qu'il n'a jamais vraiment été porté sur le sexe, même étant plus jeune.

Pour ma part, j'ai essayé d'être compréhensive, favoriser les caresses pour le stimuler. Je commence à m'impatienter et me demande ce que ce sera la prochaine exigence pour finalement avoir des relations sexuelles avec un échange réciproque qui mènera à une relation complète. S'il persiste à ne pas vouloir consulter, je sens que c'est peine perdue. Bien que ce soit un homme extraordinaire sur les autres plans, et que nous nous entendions très bien, je ne sais pas jusqu'à quel point il est possible de développer une relation avec lui s'il ne souhaite pas aller chercher de l'aide. Je comptais aller consulter, mais je sens que c'est peine perdue si mon copain ne fait aucun effort en ce sens.

Merci de l'attention que vous portez à mes questionnements 

Cordialement,

 

Réponse :

Vous avez de nombreux questionnements concernant la sexualité de votre couple et malgré les différentes choses que vous avez essayées, le problème est toujours présent.

Plusieurs causes peuvent expliquer le faible désir sexuel de votre conjoint ainsi que ces difficultés à avoir des relations sexuelles complètes. Tout d’abord, le fait d’avoir consommé de la pornographie de manière répétitive, et ce, pendant plusieurs années peut influencer grandement la sexualité d’une personne. Par exemple, puisqu’elle s’habitue à de stimulus intenses tels qu’offert généralement dans la pornographie pour avoir érection, il peut lui être plus difficile d’apprécier par la suite les stimulus produits lors d’une relation sexuelle dite normale. Suite à une dépendance à la pornographie, la réhabilitation vers une sexualité plus relationnelle peut prendre plusieurs mois, voire des années, en particulier si la personne ne reçoit aucune aide professionnelle.

D’autre part, le Celexa, comme de nombreux autres antidépresseurs, peut avoir des effets indésirables au niveau de la sexualité, tel qu’une baisse de désir sexuel, des difficultés à obtenir et/ou à maintenir une érection ainsi que des difficultés à éjaculer. Il est donc possible que la médication de votre conjoint joue un rôle dans ses difficultés sexuelles. Il pourrait donc être bénéfique que votre conjoint aborde ces difficultés avec son médecin.

Élysa comprend que vous pouvez vous sentir désemparé par la situation de votre conjoint. Élysa est également d’avis qu’une aide professionnelle pourrait être bénéfique pour votre conjoint. Le fait d’entreprendre une thérapie de couple pourrait peut-être encourager votre conjoint à aborder le problème et vous aider par le fait même à faire face à la situation. Toutefois, il est possible que votre conjoint ne soit pas prêt à entreprendre une démarche personnelle en ce sens. À ce moment, vous ne pouvez que vous questionnez sur ce que vous désirez exactement dans une relation et jusqu’où vous désirez soutenir votre conjoint.

Élysa vous souhaite bonne chance.

 

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