Bonjour,
Votre question vise à savoir pourquoi les programmes
éducatifs n’abordent pas les vraies questions. Tout d’abord, Élysa vous
invite à ne pas généraliser. Divers types de programmes et d’interventions
éducatives sont actuellement utilisés à travers le pays, et les objectifs de ces
derniers sont diversifiés. Les programmes préventifs, tels la protection chez
les jeunes sont plus nombreux. La santé sexuelle est l’objectif principal de ces
programmes puisqu’il s’agit d’un des principaux besoins de cette population.
Toutefois, il existe aussi multiples programmes éducatifs québécois concernant
ces « vraies questions ». Par exemple, divers programmes au Québec élaborent sur
la violence dans les couples (VIRAJ, 2009), l’orientation sexuelle (AlterHéros,
2010), pour parler de sexualité et favoriser une intimité (Amour et Sexualité
chez l’adolescent, 2007), et d’autres programmes parlent de séduction, d’amour,
de plaisir et plusieurs autres thèmes semblables.
De plus, la protection, lorsqu’utilisée adéquatement, peut
amener un sentiment de sécurité et de confort aux jeunes. En effet, en étant
protégés et sûres, ils subiront moins le stress de leurs vulnérabilités
sexuelles (devenir enceinte involontairement, contracter une ITSS) et ils
pourront ainsi se concentrer sur leurs plaisirs et potentiels érotiques. Ils
trouveront ainsi leur propre perception de la sexualité, distincte de celle de
leur entourage puisque le sens le sens qu’on donne à la sexualité varie selon
ses propres croyances et valeurs personnelles. La protection doit donc passer
d’abord. Finalement, les ITSS sont encore en hausse chez les jeunes. Il s’agit
donc d’un problème de santé publique. Ceci pourrait expliquer pourquoi les
programmes de protections destinées aux jeunes sont plus fréquents.
Élysa espère avoir répondu à votre question.