PRIX du RUFUTS 2004

Attribué à Mme Michèle Bourgon.

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

RÉSUMÉ                                                                                                                  i

 

INTRODUCTION                                                                                                  1

 

1. Contribution à la formation en travail social                                          2

 

1.1    Formation à l’Université                                                                        2

1.1.1 Cours de baccalauréat                                                                                      2

1.1.2 Cours de maîtrise                                                                                              3

1.1.3  Formation pratique                                                                                           3

 

1.2 Formation dans le milieu de la pratique                                                                  3

           

1.3 Développement d’outils pédagogiques                                                                   3

1.3.1 À l’intention du milieu universitaire                                                                     4

1.3.2  À l’intention du milieu de la pratique                                                                   6                                           

1.4 Formation à la recherche                                                                                      7                     

 

2. Contribution au développement de la recherche en travail social                    7

 

2.1    Domaines d’expertise                                                                                        7

 

2.2 Subventions de recherche                                                                         8

 

2.3 Publications                                                                                                         10

 

2.4 Communications                                                                                                   11

 

2.5 Appui à  la recherche                                                                                           11

 

 

3. Administration pédagogique                                                                             12        

 

 

4. Contribution au rayonnement du travail social                                      13

 

4.1 Rayonnement dans les associations professionnelles et académiques                     14

 

4.2 Activités bénévoles                                                                                                 14

                                                                                                           

 

P.J: curriculum vitae de la professeure Michèle Bourgon

 

 

RÉSUMÉ

 

Comme professeure, la carrière de la candidate est traversée par deux lignes directrices. Tout d’abord, Michèle Bourgon a été une professeure de méthodologie de l’intervention individuelle et de stage. Sans contredit, l’enseignement fut la composante de sa tâche à laquelle elle a accordé le plus d’attention, et l’enseignement aux étudiants de premier cycle en particulier. Comme elle me le disait elle-même, «C'est toujours ce qui m'a le plus stimulée, ce qui m'a le plus nourrie et ce que j'ai le plus aimé faire. Il n'y a rien que ne me fasse plus plaisir que d'entendre mes anciens étudiants et étudiantes me dire que j'ai beaucoup marqué leur vie.»

 

Ensuite, peu de professeurs en exercice ont démontré un engagement aussi constant dans les milieux de pratique : formation offerte aux intervenants, participation à moult conseils d’administration, communications présentées aux praticiennes, on ne compte plus les lieux ni les occasions où son expertise a été sollicitée ni les causes auxquelles elle a accordé son appui. À travers ces contacts soutenus avec les milieux de pratique, elle a maintenu un intérêt et une sensibilité à la pratique même du travail social, ce qui a enrichi son enseignement. Naturellement, c’est sans compter le fait qu’elle n’a pas refusé de prendre son tour de garde et d’assumer la charge d’administration pédagogique et à des moments stratégiques de l’évolution du son département, sans oublier non plus son engagement envers les associations professionnelles qui ne s’est jamais démenti.

 

Comme chercheure, elle a participé à des travaux de recherche d’envergure dans des domaines où elle est devenue une spécialiste comme le sida. Dans un document que Michèle Bourgon présente comme un court sommaire de son histoire professionnelle, elle conclut en ces termes À travers ce long cheminement professionnel, un fil conducteur omniprésent : le souci de vouloir créer un lien fort et productif entre l’intervention, l’enseignement et la recherche en travail social et de participer au questionnement continu des façons de penser et de faire notre pratique. »  De fait, son dossier démontre qu’elle a tenu parole.

 

Pour toutes ces raisons, je propose que le Prix RUFUTS 2004 soit attribué à la professeure Michèle Bourgon.

 

Jean-Pierre Deslauriers

 

DOSSIER DE CANDIDATURE

 

 Ce dossier comprendra quatre parties. Dans un premier temps, il présentera la contribution de la candidate à la formation de plusieurs cohortes, voire d’une couple de générations d’étudiantes en travail social. En particulier, nous décrirons l’apport de la candidate à la formation méthodologique et pratique en travail social, non seulement en ce qui a trait à la formation universitaire des étudiantes mais aussi au perfectionnement des praticiennes sur le terrain. Ensuite, nous présenterons les différents aspects de ses travaux qui témoignent de sa contribution au développement de la recherche en travail social.  Troisièmement, nous soulignerons son apport à l’administration pédagogique du Module de travail social, et par après de l’École de travail social de l’UQAM. Enfin, nous ferons état des nombreuses activités de rayonnement de la discipline auxquelles a participé Michèle Bourgon.

 

1.     CONTRIBUTION À LA FORMATION DES ÉTUDIANTS

 

Lorsque Michèle Bourgon a été embauchée comme professeur en travail social à l’UQAM, en 1981, elle comptait alors plusieurs années d’expérience. En effet, de 1972 à 1977, elle avait été directrice du service d’orientation et de counselling à la Commission de la fonction publique. En 1978, elle a été travailleuse sociale en psychiatrie au Centre des services sociaux Ville-Marie. Ensuite, elle a agi comme personne-ressource auprès des travailleuses communautaires de la Clinique communautaire de Pointe Saint-Charles (1978-1981). Parallèlement à ces emplois, elle a été formatrice avec Maurice Moreau à l’approche structurelle en travail social (1979-1989). Ses services ont alors été sollicités par de nombreux organismes de service social et de la santé, tant au Québec qu’en Ontario.

 

Entre outre, pendant quatre ans après son entrée à l’Université, elle a pratiqué en cabinet (1988-1992). De plus, lors de son année sabbatique (2001-2002), elle a fait un stage à la direction de la protection de la jeunesse aux Centres Jeunesse de Montréal. Elle a non seulement offert de la formation dans les milieux de la pratique mais elle y a appris. À ce stade de sa carrière, ce stage est à la fois un signe d’humilité et de confiance. Bref, ces différentes démarches lui ont permis de conserver les liens avec la pratique, un des points forts du dossier de la candidate.

 

Ainsi, lorsqu’elle est entrée au programme qui s’apprêtait à présenter une demande de départementalisation, comme on disait dans le temps, elle a apporté au programme une précieuse expérience de la pratique. Pour cette raison, elle est vite devenue une personne-ressource très estimée des étudiantes en travail social individuel : nous pouvons même dire qu’elle a donné de la crédibilité à la formation offerte au travail social individuel. On sait que cette méthode intéresse la grande majorité des étudiantes en travail social et qu’en conséquence, leur formation est importante.

 

Avant d’arriver à l’UQAM, Michèle Bourgon avait été chargée de cours à l’Université de Carleton, School of Social Work (1979-1981). Par la suite, elle a enseigné au baccalauréat et à la maîtrise en travail social.  Compte tenu du fait que le Département de travail social de l’UQAM a obtenu la maîtrise à la fin des années 90, elle a investi son énergie au baccalauréat plutôt qu’à la maîtrise.

 

1.1             Formation à l’Université

 

La candidate a donné les cours suivants :

 

1.1.1        Cours de baccalauréat

 

TRS1001 Travail social contemporain

TRS1100 Introduction au travail social

TRS2010 Intervention auprès des individus

 

Peu de temps après son arrivée au Département, en 1984, Michèle Bourgon a proposé un nouveau cours sur la méthodologie de l’intervention auprès des individus.  Par la suite, la candidate a participé à la production de deux plans de cours offerts par le Département de travail social  de l’UQAM (TRS1001 Travail social contemporain et TRS2010 Travail social auprès des individus en travail social). Elle a aussi assuré la coordination de l’enseignement de l’axe méthodologique (1996 et 1997). Soulignons le temps qu’elle a consacré à encadrer les chargés de cours. Outre la formation dans le programme, la candidate fut aussi appelée à participer à la formation d’étudiants des autres programmes, comme ceux du Module de psychologie (1983).

 

Au plan national, elle a été membre du comité «AIDS and Curriculum Development Project » dont le but était d’explorer les façons d’intégrer les méthodes de counselling des victimes du sida dans les programmes de travail social (1987).

 

1.1.2        Cours de maîtrise

 

INS7005 Fondements théoriques de l’intervention

 

1.1.3        Formation pratique

Outre les tâches d’enseignement qu’elle a assumées, Michèle Bourgon s’est toujours intéressée à la formation pratique des étudiants. Elle a assuré la coordination des stages et offert les cours suivants :

 

TSN2030 Préparation au stage

TSM3300 Coordination des stages I

TSM4300 Coordination des stages II

TSM4600 Séminaire de stage II

TSM6620 Activité de synthèse

 

1.2            Formation dans le milieu de la pratique

 

Michèle Bourgon fut souventes fois invitée à offrir de la formation aux praticiennes de travail social, tant dans la région de Montréal qu’à l’extérieur (Val d’Or, Mascouche, Ottawa-Carleton). Ceci démontre qu’elle a été une praticienne respectée par ses pairs qui n’ont pas hésité à faire appel à ses services pour parfaire leur formation, ou se perfectionner, ou se garder à jour.

 

 Les invitations furent nombreuses et en voici quelques-unes :

 

1998 : sessions de formation offertes aux intervenants de l’Unité de recherche et d’intervention de l’Hôpital pour enfants Shriners

 

1997 & 2000 : sessions de formation offertes aux superviseurs de l’École de service social de l’Université McGill

 

1997 : session de formation aux intervenants des soins à domicile du CLSC Hochelaga-Maisonneuve

 

1995-2000 : encadrement individuel d’intervenantes sociales du CLSC et de groupes communautaires (supervision clinique)

 

1995-1996 : sessions de formation offertes aux intervenants et bénévoles du GAP-SIDA

 

1995 : sessions de formation offertes aux intervenants de l’Unité Sida de l’Hôpital thoracique de Montréal

 

1993-1996 : consultante auprès des intervenants et intervenantes des équipes-sida de l’Hôpital général de Montréal, de l’Hôpital Royal Victoria et de l’équipe des soins à domicile du CLSC Saint-Louis du Parc.

 

1992- : co-responsable de l’animation d’un groupe de soutien pour les conjointes et les conjoints (Centre Pierre-Hénault)

 

1990-1991 : sessions de formation sur le sida pour les intervenants en soins à domicile des CLSC de la région de Montréal (Régie régionale des services sociaux et de la santé du Montréal métropolitain)

 

1990 : programme de formation à l’intervention de groupe auprès des femmes en santé mentale

 

1990 : programme de formation à  la problématique du sida (en collaboration avec le Dr. Dominique Tessier)

 

1988-1990 : formation sur mesure offerte aux intervenantes du CLSC.

 

1988-1992 : intervenante-bénévole auprès de personnes atteintes de sida et de leurs proches au comté Sida-Aide Montréal (SAM)

 

1986-1987 : coordination pédagogique de deux programmes de formation à l’intervention féministe en santé mentale destinée aux intervenantes du réseau des affaires sociales (Ministère de la santé et des services sociaux)

 

1986 : consultante à la direction des services professionnels de la CSSMM (formation à l’intervention féministe)

 

1985-1987 : formation à l’intervention féministe dans les CLSC (6) de Montréal.

 

1983 : formation à l’analyse et à  l’intervention féministe offerte avec Christine Corbeil aux intervenantes du CLSC Hochelaga-Maisonneuve.

 

Toutes ces activés démontrent à l’envi toute l’attention que la candidate a accordée à la formation en travail social, que ce soit la formation des étudiantes ou des praticiennes, formation donnée dans les programmes universitaires ou formation sur le tas, en cours d’emploi, perfectionnement, mise à jour. Elle n’a ménagé ni son temps ni ses efforts pour faire profiter le milieu du travail social de son expertise.

 

1.3 Développement d’outils pédagogiques

 

La lecture du curriculum vitae de Michèle Bourgon démontre toute l’attention qu’elle a accordée non seulement à l’enseignement mais aussi à la conception et à la réalisation d’outils pédagogiques dont  professeurs et praticiens ont pu tirer profit par la suite.

 

1.3.1 À l’intention du milieu universitaire

 

Dans le cadre de son enseignement en travail social à l’Université, Michèle Bourgon s’est aussi fait remarquer par la réalisation d’une série de vidéos illustrant le processus d’intervention individuelle.  Entre 1995 et 1998, en collaboration avec Annie Gusew (UQAM) et Danielle Fournier (Université de Montréal), elle a participé à la série France consulte .  Cette série comprend cinq vidéos de 40 minutes chacun en moyenne.  Un guide d’accompagnement complète ces vidéos par des exercices pédagogiques pouvant être faits en classe. Ces vidéos sont très populaires dans les unités de formation québécoises en travail social.

 

Dans le domaine des documents pédagogiques audiovisuels, elle n’en était pas à ses premières armes. En effet, en 1991, elle avait élaboré une série de vidéos d’une durée de trois heures intitulée Marcia  x 4, et qui sont encore utilisés. En 1990, elle avait produit un document audiovisuel portant sur les impacts des politiques de désinstitutionnalisation. En 1986, elle avait produit un vidéo intitulé «L’utilisation du contrat en intervention féministe » (45 minutes). En collaboration avec Nancy Guberman, elle avait réalisé un autre document «Meeting Mrs Pepperino : A First Interview with a Battered Woman ».

 

En outre, elle a travaillé à implanter la pédagogie de l’apprentissage par problèmes (APP) dans le cadre de ses cours, une pédagogie axée sur l’analyse de problèmes concrets.

 

1..3. 2  À l’intention du milieu de la pratique

 

Elle a de plus participé au développement d’outils pédagogiques destinés aux praticiennes. Retenons entre autres :

 

1996-2000 : développement d’un outil de sensibilisation à la violence dans le couple à  l’intention des 18-25

 

1996-1997 : production d’une trousse de formation à l’intervention auprès des femmes immigrantes, victimes de violence conjugale

 

1989-1993 : animation de journées de formation offertes à tous les travailleurs sociaux du Canada et production d’un guide (Comité-Sida de l’Association canadienne des travailleurs sociaux)

 

1984 : publication d’un manuel de formation «Programme de formation auprès des femmes violentées », Ministère de la santé et des services sociaux,/Service de formation sur mesure, UQAM.

 

1.4            Formation à la recherche

 

Il faut noter que l’UQAM n’offre la maîtrise en intervention sociale que depuis 1992. C’est ce qui explique que les possibilités de direction de mémoire et d’encadrement des étudiants de maîtrise furent quasi inexistantes pendant plusieurs années. Toutefois, depuis l’ouverture du programme, la candidate a encadré huit étudiants inscrits à la maîtrise, soit à titre de responsable de séminaires de lecture, soit à titre de directrice de mémoire. Quatre autres étudiants ont abandonné pour des raisons professionnelles.

 

Elle a aussi été sollicitée pour corriger quatre mémoires dont un en provenance de l’Université de Montréal.

 

2.   CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE EN TRAVAIL SOCIAL

 

2.1. Domaines d’expertise

 

Les domaines de recherche de la candidate sont les suivants;

 

-les expériences des intervenants et intervenants psychosociaux et bio-médicaux, plus particulièrement ceux et celles qui travaillent dans le domaine du sida et de la violence conjugale;

-la violence faite aux femmes, en particulier celle touchant les jeunes et les femmes dans le cadre de leurs relations amoureuses et celle touchant les femmes vivant avec un handicap dans le cadre de l’obtention des services dans la communauté;

-marginalité et intervention sociale : l’intervention auprès des jeunes gais, lesbiennes et bi-sexuels;

-les enjeux de la pratique actuelle en travail social : le travail social contemporain, le travail social comparatif, l’enseignement universitaire en travail social, la protection de la jeunesse.

 

2.2 Subventions de recherche

 

La candidate a obtenu des subventions de recherche d’importance au cours des dernières années. Nous citons ici les plus importantes :

 

1998-2000 : «Empowerment des jeunes gais, lesbiennes et bisexuels : analyse d’implantation et l’évaluation du Projet 10 dans quatre villes canadiennes »

En collaboration avec Bill Ryan (Université McGill) et Joanne Otis (Département de sexologie, UQAM).

Montant : 117,981$

Organisme subventionnaire : Programme national de recherche et de développement en matière de santé, Gouvernement du Canada.

 

1996-2000 : «Entre cinq murs : la violence faite aux femmes handicapées dans le cadre des services de maintien dans la communauté.

En collaboration avec Ann Paquet-Deehy (Université de Montréal).

Montant : 102, 537$

Organisme subventionnaire : Conseil québécois de la recherche sociale

 

1995-1997 : «La section des Tournées Virage : l’évaluation d’une pratique communautaire novatrice »

En collaboration avec Jacques Hébert (UQAM)

Montant : 15,000$

Organisme subventionnaire : services aux collectivités de l’UQAM.

 

1994-1997 : «Femmes immigrantes parrainées et violence conjugale »

En collaboration avec Colleen Sheppard (Université McGill) et Elizabeth Montecinos (Maison Flora Tristan)

Montant : 50,000$

Organisme subventionnaire : Ministère des affaires internationales de l’immigration et des communautés culturelles.

 

1992-1996 : «Vivre proche(s) du sida : recherche de sens et stratégies adaptatives »

En collaboration avec Danielle Desmarais (UQAM) et Bill Ryan (McGill).

Montant : 42,916$

Organisme subventionnaire : Conseil québécois de la recherche sociale

 

1992-1995 : «L’entourage et son soutien aux parents, amis et amants de personnes atteintes de sida »

En collaboration avec Danielle Desmarais (UQAM) et Bill Ryan (McGill)

Montant : 40,000$

Organisme subventionnaire : Santé/Bien-Etre Canada.

 

1986-1989 : «The Structural Approach in Social Work : An Analysis of Practice »

En collaboration avec le Groupe inter-universitaire et collégial de recherche sur l’enseignement et la pratique structurelle en travail social

Montant : 95, 000$

Organisme subventionnaire : Santé/Bien-Etre Canada.

 

2.3 Publications

 

La candidate a publié des articles pour le compte des revues suivantes :  Le travailleur social/The Social Worker, La revue canadienne des écoles de service social, Intervention, Frontières, Religiologiques, Santé mentale au Québec.

 

Elle a aussi publié plusieurs chapitres de livre dont les principaux sont :

 

(2000). [en collaboration avec Annie Gusew] «L’intervention auprès des individus en travail social », in Jean-Pierre Deslauriers et Yves Hurtubise (Dir.) Introduction au travail social, Sillery, Presses de l’Université Laval.

 (1998). «Integrating the Personal, the Profesional and the Political », in William Roe et William Ryan,  HIV. The Canadian Experience, London, Oxford University Press.

(1997). «L’impact du sida sur les intervenants de la santé et des services sociaux », in Joseph Levy et Henri Cohen, Les perspectives et les enjeux du sida, Montréal, Éditions du Méridien.

(1996). «Passer au travers… » in Isabelle Garnier, Confidences, Montréal, Centre Pierre-Hénault.

(1995). «Vers  un renouvellement des interventions préventives face au MTS et au sida », in R. Morisset et P. Ghadirian, Se renseigner pour comprendre : faire face et vaincre le sida , vol. 2, 1995.

(1992). [en collaboration avec N. Guberman] «How feminism can take the crazy out of your head and put it back into society », in G. Finn (Ed.).,  Garamond Press.

(1983) «Les leçons de l’histoire », Psychothérapies… Attention! , Québec, Presses de l’Université du Québec

(1983) [En collaboration avec Suzanne Lafrenière] «Attention… l’intervention féministe est en danger de récupération », Nous, notre santé, notre pouvoir , Montréal, Albert Saint-Martin/Remue ménage

 

2.4  Communications

 

Elle a prononcé des communications lors d’événements scientifiques comme la conférence internationale des travailleurs sociaux et des écoles de travail social, les congrès de l’ACFAS, dont les colloques du RUFUTS font partie, le congrès international sur les soins aux malades en phase terminale, les Sociétés savantes, l’Association des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, L’Association canadienne des écoles de service social, National Women’s Studies Association (Etats-Unis), Third International Interdisciplinary Congress on Women (Irlande), Premier séminaire international sur les maladies psychiques de la femme (Rome), Conférence internationale des travailleurs sociaux (Stockholm) International Conference on Social Work and AIDS (Boston)

 

Fidèle à son orientation, elle n’a pas cessé pour autant de donner des conférences dans le milieu de la pratique : les CLSC,  les hôpitaux,  les groupes communautaires. De plus, elle a présenté des communications à des regroupements et associations comme l’Association pour la santé publique, le Centre québécois de coordination sur le sida, la Centrale des syndicats nationaux, l’Association québécoise des soins palliatifs, l’Association pour le développement des pratiques psychosociales en CLSC, l’Association des intervenants en toxicomanie.

 

Elle a fait partie du comité organisateur de l’une ou l’autre des rencontres ou des congrès organisés par ces associations, elle a agi comme animatrice, présidente d’atelier, etc.

 

2.5 Appui à la recherche

 

Elle a été membre du comité consultatif de la revue Frontières de 1991 à 1995, membre du comité consultatif de la revue Santé mentale au Québec, et surtout rédactrice francophone de la revue Revue canadienne des écoles de service social/The Review, de 1985 à 1991. Cette dernière tâche est particulièrement importante pour la diffusion d’articles provenant du Québec : il faut parfois approcher les auteurs, veiller à ce que leurs articles soient évalués dans un laps de temps raisonnable, etc.  C’est un travail délicat et accaparant. De plus, elle a préparé un numéro spécial de la revue sur les approches intégrées (1987).

 

Elle a fait partie de nombreux groupes de recherche dont le Groupe de recherche en intervention féministe (1983-1987), Groupe de recherche inter-universitaire (Montréal-McGill) et collégial (Dawson), 1984-1985.

 

3.   ADMINISTRATION PÉDAGOGIQUE

 

La candidate a plus qu’à son tour assumé des tâches d’administration pédagogique.

 

En 1998-1999, elle a été directrice intérimaire de l’École de travail social.  Cette période a été marquée par la transformation du Département en École, ce qui a signifié entre autres qu’elle a dû négocier avec les différentes parties prenantes, rédiger moult documents, effectuer les représentations nécessaires, former le comité provisoire, etc. Comme elle l’écrit dans son dossier Ce fut une tâche énorme qui a requis beaucoup de temps et d’énergie de ma part mais pour laquelle je ressens une certaine fierté car je pense que notre école a bel et bien pris son élan depuis quelques mois… »

 

De 1997 à 2001, elle a été directrice de module; lorsque l’École fut mise sur pied, elle est devenue aussi responsable des programmes de premier cycle.  Elle s’est acquittée de tâches suivantes : membre de l’exécutif de l’école, membre de comités départementaux (formation continue, comité de pédagogie, comité d’évaluation des professeurs, comité de sélection des nouveaux professeurs), sans compter les liens avec le Conseil de faculté de sciences humaines.  Au cours de cette période, la candidate a travaillé au renouvellement de l’agrément de l’ACESS.

           

Si l’on ajoute à ces tâches administratives celles que Michèle Bourgon a exercées comme coordonnatrice des stages, il ne fait aucun doute qu’elle a joué un rôle de premier plan dans la structuration du Département de travail social de l’UQAM, et ensuite dans la mise sur pied de l’École de travail social.

 

De 1985 à1987, elle fut directrice du Module de travail social. C’est à ce titre que la candidate a joué aussi un rôle prépondérant dans l’extension du programme de baccalauréat en travail social à l’UQAC, en 1988.  Je l’avais rencontrée pour lui présenter cette demande alors que j’étais directeur de module à l’UQAC. Je peux attester que n’eût été de son ouverture et de son efficacité, les démarches auraient été beaucoup plus longues et plus ardues. Bien au contraire, elle a accepté d’emblée de participer à l’aventure et l’entente avait été conclue rapidement. Une grande part de ce succès lui revient.

 

 4. CONTRIBUTION AU RAYONNEMENT DU TRAVAIL SOCIAL

 

4.1            Rayonnement dans les associations professionnelles et académiques

 

Dans les années 90, la candidate a joué un rôle de premier plan dans les associations professionnelles. Tout d’abord, comme professeure, elle fut membre du conseil d’administration de l’Association canadienne des écoles de travail social à partir de 1995 et présidente de 1999 à 2003. Pendant ce laps de temps, elle a représenté le RUFUTS au conseil d’administration de l’ACESS (1998-2000) tout en étant membre du comité de coordination du RUFUTS comme représentante de l’UQAM. Elle a agi comme secrétaire en plus de s’occuper de deux dossiers complexes : les liens entre les programmes de baccalauréat et de technique, et l’étude sectorielle canadienne sur le travail social.

 

De 1994 à 1998, elle a été représentante de l’Association canadienne des écoles de service social au North American Caribbean Regional Association of Schools of Social Work.  De 1989 à 1991, elle a été membre du comité consultatif sur la formation en travail social : ses services avaient été requis par l’Université de Moncton.

 

De 1996 à 2000, elle a agi comme co-présidente de la Xe conférence de la Fédération internationale des travailleurs sociaux et de l’Association internationale des écoles de travail social. Ce fut un événement de grande ampleur et dont l’organisation a nécessité un engagement de tous les instants.  En 1983, elle a été membre du 22e congrès international des écoles de service social.

 

Au milieu des années 90, le gouvernement a mis sur pied une commission pour étudier les programmes. Michèle Bourgon a été proposée pour représenter le travail social à la sous-commission «Travail social/sciences infirmières et disciplines connexes ». Pendant dix-huit mois, de 1997 à 1998,  elle a été membre de cette sous-commission.

 

Elle a représenté l’UQAM à l’Association canadienne d’éducation des adultes de langue française (1987) et membre de l’Association internationale de pédagogie universitaire (1987).

 

Comme professionnelle, elle a été plusieurs fois désignée par l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux pour le représenter à diverses instances. En 1994, elle a été membre du Groupe d’étude sur l’euthanasie et le suicide. Ce groupe a produit un mémoire qui a été soumis au comité sénatorial qui se penchait sur la question.  En 1991, elle a été représentante de l’Association canadienne des travailleurs sociaux au Mental Health and AIDS Hearing de Santé-Bien-Etre Canada. De 1989 à 1993, elle a été représentante de l’Ordre au Comité-Sida de l’Association canadienne des travailleurs sociaux.

 

4.2            Activités bénévoles

 

Au cours des ans, la candidate a été bénévole dans de multiples organisations qui ont pu profiter de son expérience et de ses connaissances :

 

1996-2002 : membre du conseil d’administration du Centre des Femmes de Montréal.

 

1995-1998 : membre du conseil d’administration de Sida-Secours

 

1995-1998 : intervenante bénévole au Centre Pierre-Hénault.

 

1995-1997; membre du conseil d’administration de La Maisonnée.

 

1995-1996 : membres du conseil d’administration de la Fondation Farah.

 

1995-1997 : membre du Comité des pratiques psychosociales en CLSC

 

1992-1999 : membre du groupe de travail sur le parrainage des femmes immigrantes (Université McGill, Maison Flora Tristan, UQAM)

 

1990 : membre du comité organisateur du forum «Sida au féminin », Centre québécois de coordination sur le sida.

 

1989-1993 : membre du conseil d’administration de la Fondation des services sida-secours (Maisons Luc Larivée et Jean-Pierre Paquette)

 

1986 : membre du conseil d’administration du YMCA du centre-ville de Montréal.

 

1982 : membre du Collectif d’intervenantes féministes de Montréal.

 

Pour toutes raisons, compte tenu de multiples réalisations de la candidate, je propose que le Prix RUFUTS 2004 lui soit décerné.

 

 

Jean-Pierre Deslauriers

Mars 2004