Phi 2080

Les grandes figures intellectuelles du monde moderne:

Cours 5
Les réformes religieuses

B. Mercier

 
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Les Réformes protestantes

 

La naissance du protestantisme

Au sortir du Moyen Âge, les chrétiens tentent de répondre à leurs angoisses religieuses par différentes pratiques populaires (culte des saints et de la Vierge, vénération des reliques, achat d'indulgences, etc.). Les principales causes qui ont entraîné l'éclatement du christianisme et fait apparaître le protestantisme sont les suivantes :

1. Il existe un fort courant anticlérical depuis la fin du Moyen Âge, lequel a été provoqué par la cupidité des moines, le cumul des bénéfices, la vie de plus en plus mondaine du haut clergé, le train scandaleux de la cour romaine, etc. ;

2. Il s'est créé entre le clergé et les fidèles un abîme à cause de l'ignorance des pasteurs, de la non-résidence des curés, etc. ;

3. Le développement de l'imprimerie a permis la diffusion de la bible et la publication d'ouvrages qui critiquent le catholicisme.

Malgré de nombreuses divergences sur des points de doctrine (théologiques et politiques), il est possible d'identifier certains principes généraux qui sont communs aux trois premières grandes tendances protestantes (luthérienne, anglicane et calviniste).

1. Le rejet de l'autorité papale ;

2. Le rejet du culte de la Vierge et des saints;

3. Le rejet de l'idée selon laquelle la messe est un sacrifice offert à Dieu ;

4. Le recours à la Bible comme révélation définitive de Dieu qui ne peut être actualisée que par la Parole vivante de la prédication ;

5. Le recours à la personne du Christ rédempteur ;

6. La toute-puissance de la grâce et la justification par la foi qui est un don gratuit ne dépendant d'aucune disposition humaine;

7. L'affirmation que l'Église est une assemblée des croyants tous égaux devant Dieu.

Les idées de la Réforme se sont très rapidement diffusées. Tout commence lorsque, en 1515, une campagne d'indulgence s'ouvre pour la construction de la basilique de Saint-Pierre de Rome. Le 31 octobre 1517, Luther (1483-1546) adresse à l'archevêque de Mayence et appose sur la porte de la chapelle de l'université de Wittenberg 95 thèses pour protester contre le trafic des indulgences.

Les 95 thèses sont imprimées dans tout l'Empire et elles connaissent un très grand succès même si l'ouvrage est fortement critiqué par la hiérarchie catholique et les théologiens. Entre 1517 et 1520, près de 300 000 exemplaires des écrits de Luther sont publiés. On estime que jusqu'au milieu du XVIe siècle, il est l'auteur le plus lu en Europe. On comprend aisément pourquoi il considérait l'imprimerie comme " le plus grand et le plus extrême acte de la grâce divine par lequel se propage l'influence de l'Évangile ". Voici quelques-unes de ces thèses :

TEXTE 5.1A

Pourquoi le pape, dont le sac est aujourd'hui plus gros que celui des plus richards, n'édifie-t-il pas au moins cette basilique de Saint-Pierre de ses propres deniers, plutôt qu'avec l'argent des pauvres fidèles ?

Les indulgences, dont les prédicateurs prônent à grands cris les mérites, n'en ont qu'un : celui de rapporter de l'argent.

Ils seront éternellement damnés ceux qui enseignent et ceux qui pensent que des lettres d'indulgences leur assurent le Salut.

Tout chrétien vraiment contrit a droit à la rémission plénière de la peine et du péché, même sans lettres d'indulgences.

Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui donne aux pauvres ou prête aux nécessiteux fait mieux que s'il achetait des indulgences.

Martin Luther, 95 thèses, 1517

Tous les pays européens, sauf ceux de la Méditerranée (Espagne, Italie et Portugal) où la réaction catholique est très vive, sont touchés par les réformes protestantes. Vers 1540, 51 des 65 villes de l'Empire ont adopté la Réforme. On trouve des minorités calvinistes aux Pays-Bas, en France et en Suisse. En Écosse, John Knox (1505?-1572), fortement influencé par Calvin, fonde l'Église presbytérienne. En Angleterre, la religion anglicane voit le jour.

Luther

Pour Luther, il faut se débarrasser de tout ce qui trouble l'évidence de la parole divine. La foi seule sauve, car c'est elle qui permet au chrétien de recevoir la Parole de Dieu. En 1520, il écrit De la liberté du chrétien où il oppose au Salut conquis par les uvres le salut donné par l'action de la Parole à l'intérieur de l'âme.

TEXTE 5.1B

Ainsi quand le corps revêt des habits consacrés, comme font les prêtres et les gens d'Église, l'âme n'en tire aucun profit, non plus que quand il réside dans les églises et les lieux consacrés ou s'occupe d'objets consacrés ou si, matériellement, il prie, jeûne, se rend en pèlerinage, accomplit toutes sortes de bonnes uvres qui, de toute éternité, peuvent s'accomplir par le corps et en lui. Ce qui doit apporter à l'âme et lui conférer intégrité et liberté doit être encore d'une toute autre nature. Car tout ce que nous avons dit jusqu'ici, toutes ces uvres, et ces rites, un homme mauvais, un hypocrite ou un cagot peut les accomplir ou s'en acquitter ; en se livrant à de telles pratiques, les hommes ne peuvent devenir autre chose que de véritables cagots. Inversement l'âme ne pâtit nullement si le corps porte des vêtements profanes, réside en des lieux profanes, mange, boit, ne participe pas aux prières et aux pélerinages et s'abstient de toutes les uvres qu'accomplissent les hypocrites déjà nommés.

Martin Luther, De la liberté du chrétien, 1520

 

Pour Luther, il existe une séparation entre la liberté qu'apporte la Parole à l'âme et la servitude qui est associée avec les uvres humaines. Mais, pour lui, il n'y a pas de passage de la servitude à la liberté ou de la matière à l'âme. De même, il existe une séparation entre le règne de Dieu, où se joue la dialectique de la justification et de la liberté, et la cité terrestre, qui est dominée par l'obéissance, la douleur et les châtiments. Ainsi, l'homme pieux recherche le règne de Dieu et subit " l'autorité temporelle qui a été instituée par Dieu pour châtier les méchants et protéger les bons ".

Calvin

Calvin est en accord avec Luther sur la nécessité de revenir au texte biblique et sur son désaveu de l'Église de Rome. Mais la doctrine de la prédestination a fait de Calvin et de Luther des adversaires. Selon celle-ci, le Salut ne dépend que de la liberté absolue du Créateur. En 1536, dans Institution de la religion chrétienne, Calvin affirme que la foi et les oeuvres ne peuvent sauver le pécheur. Seule la grâce divine, qui est réservée à certains élus pour des raisons qui nous échappent, peut nous sauver.

TEXTE 5.1C

Nous appelons prédestination le conseil éternel de Dieu, par lequel il a déterminé ce qu'il voulait faire de chaque homme. Car il ne les crée pas tous en pareille condition, mais ordonne les uns à vie éternelle, les autres à éternelle damnation. Ainsi, selon la fin à laquelle est créé l'homme, nous disons qu'il est prédestiné à mort ou à vie. Ceux qu'il appelle à salut, nous disons qu'il les reçoit de sa miséricorde gratuite, sans avoir égard aucun à leur propre dignité. Au contraire l'entrée en vie est forclose à tous ceux qu'il veut livrer en damnation et cela se fait par son jugement occulte et incompréhensible, combien qu'il soit juste et équitable [...]

Si on demande pourquoi Dieu a pitié d'une partie, et pourquoi il laisse et quitte l'autre, il n'y a autre réponse, sinon qu'il lui plaît ainsi.

Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne, 1536

 

Pour Calvin, la foi n'est pas passive, car lorsque nous prenons conscience de notre corruptibilité et du mystère de la volonté divine, nous devons accepter de vivre notre état d'indignité et de rendre grâce à Dieu.

   

Querelles, persécutions et massacres

 

Le protestantisme et l'humanisme chrétien

Entre les différentes réformes protestantes et l'humanisme chrétien, il existe certains points de convergence (critique des vices de l'Église, retour aux textes bibliques, redécouverte de la simplicité de l'église apostolique, le rejet d'une partie des obligations et des gestes accomplis par les chrétiens, affirmation selon laquelle la foi est incommunicable sinon que par un don gracieux de Dieu).

Toutefois, les points de divergence entre les différentes réformes protestantes et l'humanisme chrétien sont importants. L'idéologie humaniste est d'abord et avant tout propre aux intellectuels et aux aristocrates, alors que la Réforme est un vaste mouvement qui touche tous les peuples européens. Pour les humanistes, il est possible d'organiser une vie morale autonome à partir de la liberté humaine et de la connaissance de la nature, alors que pour les protestants, dans la cité terrestre chacun doit réaliser la vocation que Dieu lui attribue en sanctifiant par son travail son existence.

Mais la question sur laquelle les protestants et les humanistes s'opposent le plus vivement est celle qui porte sur la liberté. En 1524, Érasme, dans son Essai sur le libre arbitre, soutient que l'homme, parce qu'il est doué de libre arbitre, peut et doit participer à son Salut. L'année suivante, Luther dans son Serf arbitre radicalise sa position et affirme que la déchéance de l'homme est telle qu'il ne peut rien pour son Salut; l'obliger à y participer est même le pire des outrages faits à Dieu.

La Contre-Réforme

Le terme " Contre-Réforme " est apparu au XIXe chez des historiens protestants allemands pour désigner le mouvement de réaction au sein de l'Église catholique qui vise à mettre fin à la Réforme protestante. Mais le XVIe siècle est aussi le moment d'une réforme, d'une renaissance du catholicisme. De plus, le climat d'intolérance, qui est généralisé en Europe au milieu de ce siècle, n'est pas spécifique aux catholiques, il est aussi présent chez les protestants. Par exemple, pendant la Guerre des paysans (1524-25), des paysans et des ouvriers des mines luttent pour améliorer leurs conditions d'existence (abolition du servage, droit d'élire leurs pasteurs, etc.). Mais le refus des princes protestants et la répression qui s'ensuit fait près de 100 000 victimes.

Münzer (1489-1525), chef des anabaptistes, prêche un communisme évangélique et prend même le pouvoir à Mülhausen avant d'être exécuté à la fin de la guerre. En 1525, il affirme dans Très bien fondée apologie :

TEXTE 5.2A

Nos seigneurs et nos princes s'approprient toute créature ; poissons dans l'eau, volatiles dans l'air, végétation sur terre, il faut que tout leur appartienne. Ensuite ils notifient aux pauvres le commandement de Dieu, disant : " Dieu l'a prescrit, tu ne dois point voler ! ", mais eux-mêmes ne se croient point tenus d'obéir à ce précepte. Ainsi nous les voyons à présent opprimer tous les hommes, le pauvre laboureur, le pauvre artisan, écorcher et gratter tout ce qui vit. Et, avec cela, quiconque met la main sur la moindre chose, qu'il soit pendu ! Le docteur Fourbe dit : Amen !

Thomas Münzer, Très bien fondée apologie, 1525

 

Avec le Concile de Trente (1545-1563), l'Église catholique met en marche une machine de guerre contre la réforme. On reconstitue le tribunal d'Inquisition (1542) et on crée l'Index (1559). La brutalité des princes (Marie Tudor, Charles Quint, etc.) et l'Inquisition espagnole sous Philippe 2 provoquent des massacres de protestants comme celui, en France, de la Saint-Barthélémy en 1572. Un bon exemple des persécutions religieuses de cette époque nous est donné par cet extrait d'une Ordonnance de Charles Quint contre les Luthériens qui date de 1531 :

TEXTE 5.2B

Que nul de quelque nation, état ou condition ne se permette dorénavant imprimer ou écrire, vendre ou acheter, distribuer, lire, garder, tenir sous soi ou recevoir, prêcher, instruire, soutenir ou défendre, communiquer ou disputer publiquement, ou secrètement, ou tenir conventicules ou assemblées des livres, écritures ou doctrines, ou aucunes dicelles, qu'ont fait ou faire pourroient ledit Martin Luther [...] ou autres auteurs d'autres sectes hérétiques erronées ou abusives réprouvées de l'Église.

À peine ceux qui par cidevant auroient commis aucunes erreurs et les auroient abjurées et y seroient retombés, d'être exécutés par le feu, et les autres, à savoir les hommes par l'épée, et les femmes par la fosse, et nous accordons [...] à ceux qui les dénonceront [...] la moitié des biens de ceux qu'ils auront accusés [...]

Ordonnance de Charles Quint contre les Luthériens, 1531

Le militantisme des princes catholiques se double souvent d'ambitions politiques. Ainsi, la tentative de reconquête de l'Angleterre par l'invincible armada est destinée à rétablir la foi catholique, mais elle vise aussi à éliminer la concurrence maritime anglaise.

   

La Réforme catholique

 

Principes généraux

La Réforme catholique vise d'abord et avant tout à réformer l'Église romaine et à unir les forces catholiques. Au Concile de Trente, certaines clarifications théologiques sont apportées (rapports de l'Écriture et de la Tradition; la signification des sacrements, etc.), tout en maintenant les formes traditionnelles de la piété (reliques, pélerinages, etc.), le culte de la Vierge et des saints, etc. Malgré les critiques des protestants et des humanistes, on impose la Vulgate. On publie divers ouvrages (Catéchisme (1566), bréviaire (1568), missel (1570), etc.) pour rendre plus compétent le clergé et pour instruire les fidèles. La Réforme catholique est aussi marquée par un retour à une plus stricte discipline, par un fort courant de mysticisme (Sainte Thérèse d'Avila, Jean de la Croix) et par l'essor des congrégations religieuses.

Mains en prière, Dürer, 1508.

La Réforme catholique connaît du succès en Italie, en Espagne, en Lorraine, mais ne réussit pas à percer en Allemagne, en Angleterre et en France. Les guerres de religion, les intérêts des souverains espagnols et portuguais et l'inertie de la hiérarchie ecclésiastique sont des freins à la diffusion des idées de la Réforme catholique. Mais globalement, même si l'unité chrétienne n'est pas rétablie, le catholicisme entre dans une phase d'expansion planétaire.

La " conquête spirituelle "

Après la chute de Constantinople en 1453, les Occidentaux doivent trouver une nouvelle route vers les richesses de l'Asie, des Indes. Entre 1492, moment où Christophe Colomb, avec sa flottille de trois caravelles, débarque en Amérique, et 1608, moment où Samuel de Champlain fonde Québec, des cultures et des systèmes religieux qui autrefois étaient séparés les uns des autres vont se rencontrer : le temps des conquêtes, du zèle missionnaire, des désirs d'aventure, de gloire et d'or vient de commencer. Cette période voit une réduction dramatique de la population des Amériques (colonisation, esclavage, échanges microbiens, etc.) et le déplacement des centres commerciaux de la Méditerranée vers l'Ouest.

Mappemonde, Oronce Fine, 1534-1536.

La conquête des nouveaux mondes est aussi une " conquête spirituelle ". L'Europe missionnaire du XVIe siècle est essentiellement catholique et les missions d'évangélisation sont confiées à différents ordres religieux (Dominicains, Franciscains, Jésuites). Le processus d'unification des cultures, et donc d'acculturation des peuples du Nouveau Monde, qui se met en place à cette époque provoque dès le milieu du XVIe siècle une prise de conscience des injustices de la colonisation (Bartholomé de Las Casas, Francesco de Vitoria). Ainsi donc, dès le début des conquêtes apparaît une nouvelle réflexion sur nos rapports avec ces autres cultures, dont cet extrait de Montaigne se fait l'écho :

TEXTE 5.3A

[...] je trouve [...] qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vray il semble que nous n'avons autre mire de la verité et de la raison que l'exemple et idée des opinions et usances du païs où nous sommes. Là est tousjours la parfaicte religion, la parfaicte police, perfect et accomply usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de mesmes que nous appellons sauvages les fruicts que nature, de soy et de son progrez ordinaire, a produicts : là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons alterez par nostre artifice et detournez de l'ordre commun, que nous devrions appeller plutost sauvages. En ceux là sont vives et vigoureuses les vrayes, et plus utiles et naturelles vertus et proprietez, lesquelles nous avons abastardies en ceux-cy, et les avons seulement accommodées au plaisir de nostre goust corrompu.

Michel Eyquem de Montaigne, Essais, Livre I, chap. XXXI : " Des cannibales "1580

(B.M.)

   

Bibliographie

 

Boorstin, D., Les découvreurs, Paris, Bouquins, 1988.
- Ouvrage très accessible et fourmillant d'informations sur quantité de sujets. Lire les chap. 20 à 33 et le chap. 77 pour retrouver le contexte de la conquête du Nouveau Monde.

Chaunu, P., Conquête et exploitation des nouveaux mondes, Paris, 1969.
- Ouvrage d'érudition qui aborde par le détail l'impact de la colonisation sur le Nouveau Monde.

Christin, O., Les Réformes. Luther, Calvin et les protestants, Paris, Gallimard, 1995.
- Ouvrage d'introduction, richement illustré.

Chaunu, P., Le temps des Réformes, histoire religieuse et système de civilisation, Paris, Fayard, 1975.

Delumeau, J., Naissance et affirmation de la Réforme, Paris, PUF, 1983.

Calvin, J., Oeuvres choisies, Paris, Gallimard, 1995.

Léonard, E. G., Histoire générale du protestantisme, Paris, 3 vol., PUF, 1988.

Luther, M., Les grands écrits réformateurs, Paris, Flammarion, 1992.

Margolin, J.-C., Guerre et paix dans la pensée d'Érasme, Paris, Aubier Montaigne, 1973.

Tüchle, H., Bouman, C. A., Le Brun, J., Réforme et Contre-Réforme, Seuil, 1968.

Védrine, Hélène, Les philosophies de la Renaissance, Paris, PUF, 1971.
- Livre d'introduction qui réussit, en peu de pages, à faire une excellente synthèse de toute la Renaissance. Ouvrage recommandé pour les sept premiers cours.


 

   
QUESTIONS  

Questions de compréhension et de lecture

1. Pourquoi Luther accepte-t-il l'autorité temporelle des princes ?

2. Pourquoi les revendications anabaptistes ne pouvaient-elles satisfaire certains protestants comme Luther et Calvin ?

3. Pourquoi les principes généraux de la Réforme catholique n'ont-ils pas été acceptés par les protestants ?

Questions visant à dégager les enjeux philosophiques

1. Qu'est-ce qui distingue la position d'Érasme de celle de Luther sur la question de la liberté ?

2 Selon Montaigne, que faut-il comprendre par les mots " barbare " et " sauvage " ?

 

 Hyperliens  

Tableau chronologique : XIVe, XVe , XVIe siècle.
XVIe
XVe
XVIe

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