Phi 2080

Les grandes figures intellectuelles du monde moderne:

Cours 4
La diffusion des idées

B. Mercier

La diffusion des idées

 
  http://www.philo.uqam.ca/cours/Phi2080/audio/philo4.ra  Pour écouter l'émission (voir le guide de l'étudiant-e)

L'invention de l'imprimerie

 

Avant l'ère chrétienne, la diffusion de l'écrit se fait grâce au volumen (rouleau fait de papyrus). Composé de feuilles collées côte à côte et enroulées sur des bâtons de bois ou d'ivoire, il peut atteindre 10 mètres de long et chaque colonne de texte est haute de 25 à 45 lignes. Ce type de support se prête mal au pliage et ne permet pas d'écriture recto verso. Au début de l'ère chrétienne (2e-4e siècle), les codex (cahiers cousus ensemble formés de feuilles pliées) sont faits de parchemin (peaux de moutons, de chèvres, de veaux) sur lequel on peut écrire recto verso. Un livre de format moyen demande environ 15 peaux, ce qui en fait un support coûteux et long à préparer, auquel il faut ajouter le travail laborieux du copiste.

Dès le 13e siècle avec, entre autres, l'essor des universités et l'augmentation du taux d'alphabétisation, l'on ne peut plus satisfaire totalement à la demande. Dans la vallée du Rhin, des villes prospères, la riche bourgeoisie, les bailleurs de fonds, les papetiers et les banquiers y voient une occasion de faire fructifier leur capital et fonctionner leur industrie.

Aux 14e et 15e siècles, un nouveau support, le papier, est disponible grâce à la multiplication des moulins à papier. Au début du 15e siècle, le premier haut fourneau fait son apparition dans la région de Liège et le travail du métal connaît d'importants progrès. C'est d'ailleurs un orfèvre, Johannes Gutenberg (1400?-1468), originaire de Mayence, en Allemagne, qui est considéré comme l'inventeur de l'imprimerie. Celui-ci nous est surtout connu pour les très longs procès entourant le financement de son entreprise et les bénéfices découlant de son invention. En 1455, il perd son procès contre son commanditaire et fait faillite, mais poursuit ses activités grâce au soutient de l'archevêque de Mayence.

Son invention est le fruit de 15 ans d'ouvrage pendant lesquels il réussit à associer quatre éléments, soit le papier, la presse à imprimer, une encre permettant l'impression des deux faces du papier et un moule capable de former les lettres (caractères mobiles en métal) en grand nombre. Le premier livre (1452-1455) est la Bible "à 42 lignes" de format in-folio, dont le tirage est de 160-180 exemplaires.

L'invention de Gutenberg est le résultat du perfectionnement d'une série de techniques déjà existantes (la presse à vis) et dont certaines (le papier) sont connues depuis longtemps en Chine. Le papier, les caractères mobiles et la xylographie, ancêtre de l'imprimerie, sont originaires de la Chine et de la Corée. Le papier apparaît en Chine au début du 2e siècle de notre ère; il arrive en Occident entre le 11e et le 12e siècle, d'abord en Espagne puis en Italie. Les caractères mobiles métalliques datent du 11e siècle, mais le nombre des caractères nécessaires en chinois (plusieurs dizaines de milliers) limitent leur utilisation aux seules publications étatiques. La xylographie (technique de gravure sur bois) est déjà utilisée dès la seconde moitié du 14e siècle pour imprimer des images sur tissu et sur papier (images de dévotion, cartes à jouer, etc.).

Détail de la Bible de Gutenberg, avant 1456.

Le livre qui sort des presses à l'époque des incunables ressemble beaucoup aux ouvrages médiévaux. Puis, il subit une série de transformations : création de différents caractères typographiques et de caractères à valeur phonétique (cédilles, trémas, apostrophe); déplacement de l'état civil du livre à la tête de l'ouvrage, qui devient la page titre; pagination des feuillets en chiffres romains, etc.

 

C'est aussi à cette époque que le caractère romain est créé par les humanistes qui l'utilisent pour les textes antiques, alors que le gothique sert aux textes religieux, juridiques et de langue vernaculaire. Alde Manuce (1450-1515), humaniste et imprimeur italien, invente l'italique, un caractère romain dont la forme penchée évoque l'écriture cursive des manuscrits humanistes. Voici le portrait qu'Érasme trace, en 1515, de son ami Manuce :

 

TEXTE 4.1A

Quelles que soient les couronnes que l'on puisse tresser à ceux qui, par leurs vertus, défendent ou accroissent la gloire de leur pays, leurs actes n'affectent que la postérité du siècle, et dans les limites étroites. Mais l'homme qui fait renaître les connaissances perdues (ce qui est presque plus difficile que de leur donner vie), celui-là édifie une chose immortelle et sacrée, et sert non seulement une province mais tous les peuples et toutes les générations. Autrefois, ce fut la tâche des princes et la plus grande gloire de Ptolémée. Mais la bibliothèque de ce dernier ne dépassait pas les murs de sa propre demeure, tandis que celle qu'édifie Manuce n'a d'autres limites que le monde lui-même.

Didier Érasme, Sur son ami Alde Manuce, 1515

 

Alde Manuce, tout comme Froben et Christophe Plantin, est un représentant d'une nouvelle figure intellectuelle qui fait son apparition en Occident, celle de l'imprimeur. Manuce édite des chefs-d'uvre de l'Antiquité, Dante, Pétrarque... au total 150 ouvrages en 20 ans. Il invente le format in-octavo et est l'auteur de grammaires et de traductions diverses. Dans les ateliers de cet imprimeur, auteurs, commentateurs, savants et correcteurs d'épreuves se rencontrent pour échanger leurs idées, leurs impressions.

Les intellectuels trouvent dans les foires un autre lieu de rencontre. Dans les foires européennes (Lyon, Leipzig, Francfort, etc.), on s'échange certes les marchandises les plus diverses, mais on accueille aussi les libraires et les imprimeurs. Henri Estienne (1531-1598), humaniste, imprimeur et éditeur français, philologue et grammairien, auteur de Trésor de la langue grecque (1572), décrit bien le climat qui règne en ces lieux.

TEXTE 4.1B

À Francfort, à l'époque des foires, les Muses convoquent leurs typographes, leurs libraires ; elles leurs commandent d'amener avec eux les poëtes, les orateurs, les historiens, les philosophes : non pas seulement ceux qu'enfantèrent jadis la Grèce et l'Italie, mais ceux aussi que produisent chaque jour tous les pays [...]. À peine sont-ils réunis, vous n'êtes plus dans cette ville d'Allemagne qui a nom Francfort : vous vous croyez plutôt dans cette autre cité, autrefois florissante, la plus lettrée de toute la Grèce. [...] Ici tout le monde peut entendre la parole vivante d'une foule de maîtres, accourus des diverses Académies ; souvent, dans les boutiques mêmes des libraires, vous les verrez philosophant avec le même sérieux que philosophaient jadis, au milieu du Lycée, les Socrate et les Platon.

Assurément, vous pouvez vous procurer ici une bibliothèque aussi riche (à considérer la seule variété des livres), que le furent jamais ces bibliothèques, célèbres dans l'antiquité, de Ptolémée, de Polycrate, de Pisistrate et autres princes ; et il s'en faudra de beaucoup qu'elle vous occasionne, comme elles, des dépenses royales [...]

Henri Estienne, La foire de Francfort, 1574

 

L'imprimerie se répand très rapidement partout en Europe. On évalue le nombre des incunables entre 10 et 15 millions. À cette époque, Venise est la capitale de l'imprimerie, suivie de Rome, de Paris et de Cologne. Environ 70 % des ouvrages sont en latin, mais les traductions en langues vernaculaires progressent rapidement. La presse hydraulique fait son apparition au Mexique en 1539, en Inde en 1556, au Japon en 1590. Ces dates nous rappellent que l'expansion de la civilisation et de la domination européennes dans le reste du monde est bel et bien commencée.

   

L'impact de l'imprimerie sur la diffusion des idées

 

L'imprimerie a un impact majeur sur la diffusion des idées à la Renaissance. Les plus importantes transformations qu'elle produit au sein de la culture européenne de cette époque sont les suivantes :

1) Elle fait connaître les idées humanistes;

2) Elle favorise l'essor des sciences descriptives (l'anatomie avec le traité de Vésale, la cartographie moderne avec les atlas de Mercator, etc.);

3) Elle permet la diffusion du latin, la langue véhiculaire des savants, et le développement des langues vernaculaires (celles du peuple);

4) Elle unifie les langues nationales et, de ce fait, contribue à renforcer le sentiment patriotique;

5) Elle favorise la diffusion des idées de la Réforme.

Les imprimeurs, les libraires et les auteurs ne cherchent pas toujours à susciter la controverse. Il leur est très souvent plus profitable d'être à l'écoute de leurs lecteurs et de ne pas choquer les superstitions, les croyances populaires. Dès le début de l'imprimerie, des modes se créent (par exemple, les écrits mystiques de la fin du 15e siècle, les classiques grecs et latins au début du 16e siècle, les textes littéraires en langues nationales au milieu du 16e siècle).

Avec l'unification des langues nationales se popularisent les livres de détente qui favorisent l'imagination, l'aventure, tels que les romans de chevalerie. Cervantès (1547-1616), dans L'ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la manche, (1605 et 1615), dénonce comme pernicieuses les illusions chevaleresques qui entraînent un refus de la réalité. Dans les deux extraits suivants, Cervantès nous fait voir le mal que produisent ces livres et ce que l'entourage de Don Quichotte veut en faire.

TEXTE 4.2A

Il s'embarrassa tant en sa lecture qu'il y passait les nuits tout entières, du soir au matin et les jours du matin jusqu'au soir. Et par ainsi du peu dormir et beaucoup lire, son cerveau se sécha de telle sorte qu'il en vint à perdre le jugement. Il emplit sa fantaisie de tout ce qu'il lisait en ses livres, tant des enchantements comme des querelles, batailles, défis, blessures, passions, amours et extravagances impossibles ; et il lui entra tellement en l'imagination que toute cette machine de songes et d'inventions qu'il lisait était vérité que pour lui il n'y avait autre histoire plus certaine en tout le monde. [...]

Le curé demanda à la nièce les clefs de la chambre où étaient les livres auteurs du mal, et elle les lui bailla fort volontiers : ils entrèrent tous dedans, et la gouvernante avec eux, où ils trouvèrent plus de cent volumes gros et fort bien reliés, et encore d'autres petits [...]. Le licencié [...] commanda au barbier qu'il lui tendit ces livres un à un pour voir de quoi ils traitaient, car il se pourrait faire qu'ils en trouvassent quelques uns qui ne mériteraient pas la peine du feu. " Non, non dit la nièce, il ne faut pardonner à pas un : tous ont été cause du dommage ; le meilleur sera de les jeter par les fenêtres dans le patio et en faire un tas, puis y bouter le feu, ou bien les porter en la basse cour, et là on fera un bûcher, et la fumée n'offensera personne.

Cervantes, Don Quichotte, I, chap. 6, 1605.

 

Le livre, à la Renaissance, n'est plus seulement un objet de méditation, mais aussi un objet de consultation, de confrontation, voire de sédition et de perdition. L'imprimerie, en accélérant la diffusion des idées, augmente le pouvoir des nouvelles idéologies et contribue à modifier profondément les mentalités. En ce sens, le livre peut représenter un danger pour la stabilité et le maintien des pouvoirs religieux et séculiers, d'où la nécessité de contrôler l'imprimerie par différents moyens de surveillance, de répression et de législation :

1) Autodafés de livres;

2) Octrois de privilèges;

3) Défenses de publier, de vendre ou d'importer certains livres ou types d'ouvrages;

4) Imposition de peines financières, emprisonnement, sévices, condamnations à mort.

L'" affaire des placards " illustre le pouvoir de diffusion et de sédition qui peut être associé à l'imprimerie. En 1534, des affiches hostiles à la " messe papale " et à la transsubstantiation sont placardées par les protestants aux différents carrefours et sur les portes des églises de Paris, et jusque sur la porte de la chambre du roi François 1er, à Amboise. Le Journal d'un bourgeois de Paris, pour sa part, nous donne un exemple de répression qui se fait à la même époque :

TEXTE 4.2B

Le samedy XVIIe avril, Barquin, gentil homme fort lecttré en art d'humanité desja accusé de crime d'heresie de depuys par le mandement du Roy relaxé, finalement convaincu du crime [...] fut condempné à estre amené en Grève devant l'ostel de la ville et là fut estranglé à ung posteau et puys bruslé et avec luy ses livres. Dieu luy face pardon et marcy ! mais il ne fut guères plainct, car, supposé qu'il fut sçavant en lettres, toutesfoys il abbusa mechamment de son sçavoir se applicquant à denigre plusieurs choses concernant nostre foy et les ceremonies de l'esglise.

Journal d'un bourgeois de Paris sous François Ier

 

Mais l'efficacité de la répression anti-protestante n'est que tardivement efficace. Seule l'Espagne échappe complètement à la pénétration du livre protestant. L'Église catholique crée l'Index librorum prohibitorum, une liste d'auteurs dont la lecture est interdite aux chrétiens sous peine de mort. On y trouve aussi les versions de l'Écriture non approuvées, les ouvrages prônant l'athéisme et ceux contraires à la morale. Le premier catalogue est publié par Paul IV en 1557. L'Index, quant à lui, est promulgué par le concile de Trente en 1564 et ne sera supprimé qu'en 1966, par le concile Vatican II.

L'Église catholique se sert aussi de l'imprimerie pour propager l'esprit de sa propre réforme. Elle multiplie les bibliothèques dans les couvents et les collèges des jésuites et fournit aux fidèles des éditions des uvres des Pères, des traités de théologie morale, des livres d'autel, des petits livres de spiritualité, etc. L'État devient lui aussi un client non négligeable des imprimeurs en publiant et diffusant ses actes officiels.

Mais la résistance à la propagation des idées de la réforme catholique s'organise. Dans les Provinces-unies, des imprimeurs protestants ne respectent pas les règles commerciales et l'octroi des privilèges, et inondent l'Europe de contrefaçons et de textes d'auteurs récents.

   

Les institutions du savoir

 

Les institutions d'enseignement jouent un rôle important dans la diffusion des idées à la Renaissance. Les universités, institutions plus conservatrices, n'acceptent ni rapidement ni facilement les nouveaux courants de pensées. Quant aux collèges et académies, des institutions typiques de la Renaissance, ils sont imprégnés des principes pédagogiques humanistes. Dans ces dernières institutions, une journée d'étude normale compte, pour les élèves de tous âges, 10 heures de travail intellectuel. En 1545, alors qu'il n'est âgé que de 14 ans, Henri de Mesmes, futur magistrat et diplomate, étudie le droit à l'Université de Toulouse; voici la description qu'il fait d'une de ses journées.

TEXTE 4.3A

Nous étions levés à 4 heures et, après avoir dit une prière, allions à 5 au cours, nos grands livres sous nos bras, nos écritoires et chandelles à la main. Nous écoutions différents cours jusqu'à 10 heures, sans interruption. Après une demi-heure passée à corriger nos notes hâtivement, nous dînions. Après dîner, nous lisions, pour nous amuser, Sophocle ou Aristophane ou Euripide, quelquefois Démosthène, Cicéron, Virgile ou Horace. À 1 heure, au cours ; à 5 heures, chez nous, pour revoir nos notes et nous reporter aux passages cités dans les cours. Ceci nous prenait jusqu'après 6 heures, alors nous soupions et lisions du grec ou du latin.

Henri de Mesmes, 1545.

Érasme a produit une critique très acerbe des institutions du savoir, tout comme des philosophes et des théologiens de son époque. Là encore, l'imprimerie rend son auteur célèbre et propage les idées humanistes. Dans son Éloge de la folie, il met en scène les superstitions populaires, l'ignorance des moines, le luxe mondain des prélats et papes, et les " délicieuses niaiseries " de la théologie scolastique.

TEXTE 4.3B

Quant aux théologiens, il vaudrait peut-être mieux les passer sous silence [...], car c'est un race étonnamment sourcilleuse et irritable ; ils seraient bien capables de m'attaquer avec mille conclusions formées en escadron, de me forcer à la rétractation et, en cas de refus, de me proclamer hérétique. Car ils ont l'habitude de terroriser sur le champ avec cette foudre ceux qu'ils n'aiment pas.

[...] ils expliquent à leur guise les mystères sacrés : comment le monde a été créé et ordonné, par quels canaux la tache du péché est passée à la postérité, par quels moyens, dans quelle mesure, en quel laps de temps le Christ a été achevé dans le ventre de la Vierge[...] Ces subtilités déjà si subtiles sont rendues encore plus subtiles par les nombreuses écoles scolastiques, en sorte qu'on aurait plus vite fait de se sortir d'un labyrinthe que des tortuosités des réalistes, nominalistes, thomistes, albertistes, occamistes, scotistes[...] Dans toutes il y a tant d'érudition, tant de complexité qu'à mon sens les apôtres eux-mêmes auraient besoin d'un autre Esprit s'il leur fallait engager la lutte contre ce nouveau genre de théologiens.

Didier Érasme, Éloge de la folie, 1511.

Deux grandes écoles ou tendances philosophiques dominent à la Renaissance : l'école de Florence, d'inspiration platonicienne, et l'école de Padoue, d'inspiration aristotélicienne. Le plus illustre représentant de l'école de Florence, centre de la Renaissance humaniste, est Marsile Ficin (1433-1499) qui traduit Platon, Plotin et Proclus et tente de réconcilier Aristote et Platon. Cette école affirme l'universalité de la religion selon le principe qu'il existe " une seule religion et une variété de rituels ".

Détail de L'école d'Athènes, Raphaël, 1509-1511.

Quant à l'école de Padoue, Pietro Pomponazzi (1461-1524) en est la figure de proue. En 1516, il publie De l'immortalité de l'âme où il remet en question le principe de la philosophie scolastique philosophia ancella theologicæ (la philosophie est la servante de la théologie).

On trouve dans ces deux écoles un très fort syncrétisme des savoirs, mais il n'y a pas là de critique systématique du christianisme.

(B.M.)

   

Bibliographie

 

 

 

 

Blasselle, B., À pleines pages. Histoire du livre, vol. 1, Paris, Gallimard, 1997.
Ouvrage d'introduction, richement illustré.

Érasme, Éloge de la folie, Paris, Flammarion, 1964.

Febvre, L. et Martin, H. J., L'apparition du livre, Paris, A. Michel, 1971.

Labarre, A., Histoire du livre, Paris, P.U.F., 1990.

Lowry, M., Le monde d'Alde manuce. Imprimeurs, hommes d'affaires et intellectuels dans la Venise de la Renaissance, Paris, Promodis, 1989.

Margolin, J.-C., Érasme. Le prix des mots et de l'homme, Paris, Variorum, 1986.

Martin, H. J., Histoire et pouvoirs de l'écrit, Paris, Albin Michel, 1996.

Raymond, M., Marsile Ficin, Paris, Belles Lettres, 1958.

Védrine, H., Les philosophies de la Renaissance, Paris, P.U.F., 1971.
Livre d'introduction qui réussit, en peu de pages, à faire une excellente synthèse de toute la Renaissance. Ouvrage recommandé pour les sept premiers cours.

Questions

 

 Questions de compréhension et de lecture

1. Quelles transformations l'invention de l'imprimerie a provoquées au sein de la culture européenne ?

2. Pourquoi est-il devenu nécessaire de contrôler la diffusion des imprimés ?

3. Quels sont les moyens que va employer la Réforme catholique pour empêcher la diffusion des idées protestantes ?

   

Hyperliens

 

Tableau chronologique : XIVe, XVe , XVIe siècle.
XVIe
XVe
XVIe

   N'hésitez pas à nous écrire

| Mercure : le site du département de philosophie |
 
| UQAM | |