Le Québec connaît des précipitations importantes : celles-ci atteignent un total maximum de 1527 mm au Lac-Jacques-Cartier, près de Québec (948 mm de pluie et 593 cm de neige) et un minimum à Inukjuak, qui se distingue encore (un mince 251 mm de pluie et 175 cm de neige). La plupart des stations météorologiques reçoivent cependant, au total, plus de 1000 mm de précipitations par année. Ajoutons à ces abondantes chutes de neige et de pluie le fait que les précipitations qui ont lieu durant l'hiver sont capitalisées sous forme de glace et de neige, et que le sous-sol est la plupart du temps imperméable, favorisant le ruissellement. En somme, on obtient un réseau hydrographique dense et vif, spécialement au printemps. Une partie importante du territoire est couverte d'eau, surtout au nord, où le quart de la superficie peut être occupé par les eaux.
L'eau au Québecet les grandes lignes du réseau électrique Hydro-Québec |
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| Source: Site WWW de la société Hydro-Québec |
Une grande partie de l'histoire québécoise s'est d'ailleurs jouée sur l'eau... depuis les premiers moments de la colonisation, qui a eu lieu le long du Saint-Laurent, puis sur tous les lacs et rivières sillonnés par les coureurs des bois, qui parcouraient, surtout en canot, un territoire de négoce immense.
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Ces deux canoteurs répètent des gestes qui ont
conduit Amérindiens, explorateurs et coureurs des bois sur des milliers et des milliers
de kilomètres de cours d'eau au Québec, de l'Outaouais à l'Atlantique, du lac Champlain
à la Baie-d'Hudson. Photo Jacques Schroeder |
L'industrie du bois et du papier, qui correspond à un secteur économique important, a dépendu des cours d'eau pour le transport de son matériau premier. L'eau, enfin, est toujours à la source d'une industrie québécoise majeure : l'hydroélectricité, maintenant surtout produite dans les énormes complexes hydroélectriques du nord.
Le Québec, qui correspond à un peu moins qu'un pour-cent (0,935%) des terres émergées de la planète, compterait 16 pour-cent des réserves d'eau potable... Il s'agit d'une concentration importante, et certainement d'une grande richesse!
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Flottage du bois (rivière Gatineau, en 1969),
moyen traditionnel de transport des billes du chantier de coupe jusqu'à l'usine.
Photo Jacques Schroeder |
Le fleuve Saint-Laurent, voie d'eau aux dimensions exceptionnelles, a joué un rôle de premier plan dans le développement du Québec, depuis les premiers moments de la colonisation jusqu'à aujourd'hui. La fondation des premiers établissements humains durables a été faite, en effet, sur le fleuve : Québec d'abord, fondée en 1608 par Samuel de Champlain; Trois-Rivières ensuite, où Champlain envoie Laviolette installer un poste de traite en 1634; enfin Montréal, dont la fondation a été planifée et financée à Paris par un groupe appelé "Société Notre-Dame de Montréal". L'entreprise, confiée à Paul Chomedey de Maisonneuve, est réalisée le 18 mai 1642. Ces trois établissements historiques sont encore aujourd'hui des centres urbains de première importance: quant à la taille de la population, Montréal domine le réseau urbain; Québec, la capitale politique, est au deuxième rang; Trois-Rivières, au sixième
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Aujourd'hui, les aménagements du fleuve - la voie maritime du Saint-Laurent - permettent la pénétration de navires de fort tonnage jusqu'à Montréal, destination maritime exceptionnellement avancée dans le continent, et même jusqu'aux Grands-Lacs. |
| Navire franchissant une écluse de la voie
maritime du Saint-Laurent. Photo Jacques Schroeder |
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C'est ainsi que Montréal, née grâce au fleuve, trouve dans celui-ci une autre de ses fonctions importantes, étant une ville portuaire dynamique. |
| Le port de Montréal et les gratte-ciels du
centre-ville. Photo Jacques Schroeder |