Le climat


Comme le dit la chanson, " mon pays, c'est l'hiver... " Et c'est un hiver au froid particulièrement rigoureux! Le froid sévit plus durement au Québec que dans les régions de latitude comparable en Europe de l'Ouest : Montréal, par exemple, se situe plus au sud que Paris (entre les latitudes de Lyon et de Marseille) et pourtant il y fait bien plus froid qu'à Paris ou même qu'à Amsterdam ou à Copenhague.

Le climat québécois est surtout un climat de position, en même temps qu'un climat de latitude, et l'effet de position est un effet de continentalité, un effet de froid. Donc la position du Québec fait qu'en hiver, il reçoit les masses d'air froid qui s'accumulent sur la calotte glaciaire, masses d'air qui refoulent l'air océanique, beaucoup plus doux, vers le large de l'Atlantique.
Une rue de Montréal, pendant l'hiver 1998 . Des conditions climatiques inhabituelles provoquent la fameuse tempête de verglas qui a pratiquement paralysé la métropole québécoise et la région environnante pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Photo Jacques Schroeder

Le climat est classé "polaire" à l'extrême nord; il devient "subpolaire" sur la plus grande partie du territoire et il n'est "modéré" que dans l'extrême sud du Québec (Estrie et environs de Montréal) ainsi qu'aux Iles-de-la-Madeleine. Cette variabilité se reflète dans celle des températures des mois de juillet et janvier, qui sont les mois aux températures extrêmes (sauf aux Iles-de-la-Madeleine, qui sont décalées d'à peu près un mois à cause du rôle modérateur de la mer : les températures extrêmes y sont observées en août et en février).
Été...les vacances pour plusieurs, mais aussi saison forte de la végétation et de la production agricole; c'est une période de travail intense pour les cultivateurs.
Photo Jacques Schroeder

En juillet, la température moyenne la plus élevée est de 21,2 degrés, observée à Rigaud, juste à l'ouest de Montréal (où elle est de 21,1); la température la plus froide est observée à Inukjuak, sur la Baie d'Hudson, où il fait 9,1 degrés. En janvier, la température la plus froide est encore observée à Inukjuak, où il fait -24,4, et la moins froide est observée aux Iles-de-la-Madeleine, où il fait -6,3 degrés (Montréal, où il fait -8,9, se situe au deuxième rang). (Ces données sont les moyennes des températures enregistrées de 1961 à 1990).

L'année est dominée par l'hiver, mais il y a quand même quatre saisons bien marquées. Dès la fin du mois de mars, le printemps se fait sentir : il apporte d'abord des sautes de temps doux et de froid, des pluies verglaçantes, les dernières chutes de neige, qui peuvent être encore très importantes. Puis la glace des lacs "cale", comme on dit souvent, ou elle part à la débâcle dans des rivières grossies et tumultueuses, ce qui provoque parfois des embâcles et de lourds dégâts - villes inondées, ponts et maisons emportés. La sève monte dans les arbres et c'est le début de la fameuse "saison des sucres".

Le printemps est court et l'été arrive : l'herbe verdit, les feuilles se développent, les fleurs apparaissent. L'été est chaud, mais la saison agricole, assez courte : la saison végétative commence vers le 15 avril dans la région de Montréal, en Montérégie et en Estrie, où elle va durer entre 190 et 200 jours (jours où la température moyenne dépasse 5,6 degrés Celsius); la saison commencera une semaine plus tard à Québec; au début de mai au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et quelques jours plus tard encore en Gaspésie et en Abitibi, où elle durera moins de 160 jours.

L'automne arrive, les dernières récoltes ont lieu (maïs, pommes); la forêt prend son allure majestueuse d'or et de pourpres, puis elle perd ses feuilles... Avec le mois de novembre arrivent les premières chutes de neige importantes : l'hiver est de retour!


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