La vie politique et les débats d'opinion
(deuxième partie)

 

Québec, Musée du Québec, 77.27.IN1.

Jean-Baptiste Roy-Audy, Louis Bourdages (1764-1835), vers 1834, huile sur toile, 66,5 x 56,4 cm, Montréal, Musée du Château Ramezay, 1998.861. Photo Robert Derome.

Notaire de Saint-Denis-sur-Richelieu et député, Bourdages est l'un des fondateurs du journal Le Canadien. Le document qu'il tient en main reprend justement une des positions fondamentales du Parti patriote : « Convention / Conseil législatif / Electif tous les quatre ans ». Ce portrait est une version moins élaborée que l'original au Musée du Québec : on a enlevé la colonnade en fond de scène, les rides et les verrues ! Malgré le style gauche et naïf du peintre autodidacte Roy-Audy, la personnalité de Bourdages s'impose à la postérité, tant la présence et la véracité du sujet sont rendues avec intensité.

 

Journaliste, essayiste et parlementaire, Viger est intimement lié à l'histoire de la presse canadienne. Commencée en 1808, sa longue carrière politique s'inscrit dans la mouvance du Parti canadien et des Patriotes. Cette lithographie de très grande qualité est imprimée en Angleterre « d'après Nature » par C. Hamburger lors d'un des voyages de Viger à titre de délégué venu présenter les griefs du gouvernement bas-canadien à l'Administration coloniale en 1828 et en 1831. Elle est commercialisée à Montréal par l'imprimeur Aldophus Bourne qui l'avait fait imprimer en Angleterre par Charles Hullmandel, à la suite de la requête du libraire, patriote et homme politique Édouard-Raymond Fabre en 1831. Viger y est littéralement entouré de livres : il en tient un à la main, d'autres reposent sur la table ou encore sur la tablette au mur.

C. Hamburger et Charles Hullmandel (Londres, Angleterre), publié par Adolphus Bourne, vendu chez A. Bourne et Édouard-Raymond Fabre (Montréal), L'honorable Denis-Benjamin Viger (1774-1861), février 1832, lithographie, papier bible, 33,5 x 27,3 cm, Montréal, Musée David M. Stewart (970-759-1). Photo Robert Derome.

Aubin publie cette gravure dans le Fantasque du 7 décembre 1842 :

« Avec le numéro d'aujourd'hui nous présentons à nos lecteurs le portrait-croquis de J. F. Perrault, Ecr. lithographié sur un dessin fait il y a quelques années et où les traiys [sic] de cet homme vénérable furent pour ainsi dire pris sur le fait, dans l'attitude où l'ont vu sans doute tous ceux qui ont fréquenté le palais de justice depuis 1795. »

En effet, il était fréquent de voir Perrault écrire un peu partout en raison de ses nombreuses fonctions juridiques, littéraires et politiques.

Napoléon Aubin (1812-1890), Joseph-François Perrault (1753-1844), 1842, lithographie, image 8,3 x 9,8 cm, planche 17,9 x 13,1 cm, feuille 22,1 x 17,8 cm, Québec, Musée de la civilisation, dépôt du Séminaire de Québec, 1993.16384. Photo Robert Derome.
 

Napoléon Aubin's original portrait was redesigned by other engravers in 1872 and 1898.

Anonymus after Napoléon Aubin (1812-1890), Joseph-François Perrault (1753-1844), 1872, lithograph, 19 x 21 cm, Montréal, L'Opinion publique, 4 January 1872, p. 1-2. et ill. p. 5, collection Robert Derome. Photo Robert Derome.
C. Darveau Photoengraver Québec, after Napoléon Aubin (1812-1890), Joseph-François Perrault (1753-1844), photoengraving, published in Philippe Baby Casgrain, La vie de Joseph-François Perrault : surnommé le père de l'éducation du peuple canadien, Québec, C. Darveau, 1898, 176 p.. Signature : b.l. « N. Aubin Delt. » ; b.r. « C. DARVEAU PHOTOGRAV. QUÉBEC ». Photo Robert Derome.