CONCLUSION

Au terme d'un exercice extraordinairement stimulant, le Groupe de travail tient à redire sa pleine confiance dans tout le potentiel de l'économie sociale. Plus que jamais, ses artisans sont mobilisés sur des projets novateurs. Ils sont, tous et toutes, déterminés à faire franchir à notre société un seuil décisif. Devant les dures réalités de la misère et de l'exclusion, ils en appellent à la solidarité et à l'audace.

Nous pouvons faire autrement.

Les projets déposés au Sommet traduisent cette réalité. Il existe des voies qu'un peu partout, dans les quartiers des villes centrales, dans les régions, dans les collectivités, des hommes et des femmes ont commencé d'explorer. Ils ne demandent pas mieux que d'aller plus vite, plus loin, en associant à leurs démarches un plus grand nombre de nos concitoyens.

Si, un peu partout et dans les milieux les plus divers, le mot partenariat revient si souvent pour décrire ces voies, c'est bien pour exprimer une vérité : la solidarité peut nourrir l'innovation. En favorisant les rapprochements autour de ce qui apparaît comme essentiel, elle donne des formes concrètes à ce qu'on appelle la qualité des mileux de vie. Elle donne des forces et des moyens qui rendent possibles des audaces parfois insoupçonnées. Un milieu solidaire peut faire de grandes choses!

Les problèmes qui confrontent notre société sont graves. Plusieurs des solutions qu'on avait coutume de leur apporter sont inefficaces. Pis encore, cette inefficacité a fini par miner la confiance d'un grand nombre de nos concitoyens à l'égard de nos institutions. Comme l'ont si bien fait remarquer les groupes de femmes, beaucoup de gens sont aujourd'hui tiraillés entre l'espoir et le doute.

Avec le présent rapport et, surtout, avec la dynamique qui s'est créée dans l'ensemble du domaine de l'économie sociale autour de la préparation du Sommet, le Groupe de travail est convaincu qu'un pas de plus est franchi vers l'espoir. Il reste énormément de travail à accomplir. Mais nous en sommes capables!