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COOPÉRATION FRANCO-QUÉBÉCOISE

SUR L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Plan de travail du collège des chercheurs et chercheures
Mise à jour - septembre 2000


Objectif général

Comparer les modèles québécois et français d’économie sociale et solidaire. À cet effet, développer la contrepartie française du texte de Vaillancourt et Favreau (2000) sur Le modèle québécois d’économie sociale et solidaire . Mettre à jour le texte québécois, situer dans le contexte international, soumettre à la discussion.


Tâches

1. Concernant l’histoire de l’économie sociale et solidaire : faire une note historique sur l’économie sociale et solidaire en France et au Québec (janvier 2001). Cette note sera attentive à la façon de concevoir les rapports historiques entre l’économie sociale et l’économie solidaire en France et au Québec.

2. Concernant l’évaluation de l’économie sociale et solidaire:

a) Développer un outil méthodologique pertinent (une grille) pour évaluer les pratiques d’économie sociale et solidaire dans l’aide à domicile. Cette grille sera préparée conjointement par le CRIDA en France (Laurent Gardin et Jean-Louis Laville) et le LAREPPS au Québec (Christian Jetté, Lucie Dumais et Yves Vaillancourt). Elle sera prête en janvier 2001, de manière à pouvoir être présentée et discutée lors de la rencontre de février 2001 au Québec.

b) Tester l’outil méthodologique en l’appliquant à l’économie plurielle en référence à trois types de structures (privée, administration publique et économie sociale et solidaire) (Mai 2001).

3. Concernant les rapports entre l’État et l’économie sociale et solidaire : cerner les résistances / potentialités du dispositif étatique et public pour soutenir l’émancipation de l’économie sociale et solidaire spécialement dans les régions et les territoires locaux. Faire le lien avec les thèmes de la gouvernance, de la démocratisation, de la décentralisation et du "mieux disant social". Une piste à explorer et à documenter: "L’État peut être garant du service public sans être nécessairement exécuteur" (Paul Picard). Identifier les conditions permettant que l’État et le dispositif public deviennent capables d’accompagner de manière partenariale les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

  • Au Québec, synthétiser les acquis de la politique québécoise de reconnaissance et de soutien des organisations communautaires.
  • En France, synthétiser les éléments de bilan concernant les rapports entre le secteur public et l’économie sociale et solidaire au cours des 15 dernières années.

4. Concernant les politiques et les institutions de formation et de recherche et leur apport partenarial à l’essor et à la consolidation de l’économie sociale et solidaire: Synthétiser l’exemple de l’ARUC (Alliance recherche université communauté) en économie sociale au Québec et diffuser en France.


Conclusion

Favoriser la diffusion dans les médias des principales conclusions des travaux identifiés ci-dessus. Penser à un texte de 3-4 pages qui pourrait être une synthèse des conclusions de nos travaux pour échapper au social-étatisme. Ce texte devrait être cosigné par des Français et des Québécois et publié dans des journaux en France et au Québec.

Des synthèses plus longues de nos conclusions pourraient être publiés dans des dossiers de revues françaises (RECMA, Économie et humanisme, etc.) et québécoises (Nouvelles pratiques sociales, Économie et solidarités, etc. )

Jean-Louis Laville et Yves Vaillancourt pour le collège des chercheurs et des chercheuses
Octobre 2000

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