HOMMAGE À MADELEINE GAGNON
Le Dernier Devoir
Chère Madame Gagnon,
Je pense à vous et je me demande si vous êtes au ciel avec notre Créateur. Est-ce que vous avez retrouvé des membres de votre famille qui avaient parti avant vous? Peut-être que vous êtes déjà réincarné. Dormez-vous tranquillement en attendant le dernier jugement?
Je voudrais bien vous souhaiter le mieux dans cet instant, mais je ne sais pas où vos êtes ou même si vous êtes. J`essaye et pourtant, à cause de mes limitations humaines je ne le peux pas faire. La mort est trop abstraite pour moi, un énorme vide où je ne peut pas rentrer. La mort est le grand mystère de la vie. Et donc, la seule chose que me reste et qui me conforte est que vous étiez. Si, vous avez existé. Je souhaite donc tout le bien à qui vous étiez, à l'enfant que vous étiez. Je souhaite que vous ayez eu un jardin avec de papillons bleu, aussi un chien et une maison toujours rempli de gens. Je souhaite que vous ayez mangé beaucoup de bonbons et que vous ayez eu une mère très gentille. Je souhaite, à l`adolescent que vous étiez une fois, que vous ayez connu la sensation de liberté et de pouvoir changer le monde et que votre premier amour ayez été magique. Je souhaite que vous ayez ri, aimé, senti le vent frais de l`après-midi dans votre peau et su la sécurité et la fragilité de savoir enfin ce que vous étiez : un être humaine avec infini potentiel et infini limitations. Je souhaite que vous ayez donné un sens à votre vie, que vous ayez expérimenté la rédemption et que quelqu`un vous ayez aimé inconditionnellement. Que vous ayez appris sans avoir besoin de trop souffrir. Que vous ayez eu plusieurs moments où vous avez pensé "Ce n`est pas possible d`être plus heureuse que ça". Que vous ayez partagé les petites bonheurs quotidiens avec quelqu`un que vous aimiez beaucoup.
Je ferme mes yeux et je vous vois faire tout ça, parce que vous étiez. Cela est la seule réponse que j`ai trouvée dans cet instant éphémère. C`est la seule verité que je peux comprendre et c`est plus qu`assez, parce que vous étiez. Quelle chance!
Je vous remercie Professeure!
Larissa B. dos Santos
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