Coordonnées
Doctorat en sémiologie
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Présentation
du programme
Ouvert en 1979, le Programme de doctorat en sémiologie
de l'Université du Québec à Montréal (UQAM)
est le seul de la francophonie qui permette de poursuivre des études
doctorales dans cette discipline. Comme son homologue italien (Bologne),
il allie la recherche fondamentale et l'application dans des secteurs
particuliers (littérature, communications, analyse du discours,
cinéma, théâtre, arts visuels, design, etc.). Il accueille
des étudiantes, des étudiants d'un grand nombre de pays,
qui désirent acquérir une formation sémiotique rigoureuse
et diversifiée et obtenir un diplôme qui jouit d'une solide
réputation (la plupart des diplômées
et diplômés — au nombre de 65 — travaillent
dans des universités au Québec ou au Canada).
Multidisciplinaire et multidépartemental, le programme est rattaché
au Département d'études
littéraires, qui l'administre avec la participation des départements
de philosophie, des communications
et d'histoire
de l'art. Les cours sont dispensés par une solide équipe
professorale de l'UQAM ou d'autres universités. Ces professeures,
ces professeurs dirigent ou co-dirigent des thèses dans les
différents domaines constitutifs de la discipline (sémiotique
générale, rhétorique, pragmatique; sémiotique
littéraire, visuelle, cinématographique, théâtrale;
sémiotique des communications, de l’espace, de la culture;
théories de l’écriture, de la lecture, de l’énonciation;
théories féministes, psychanalytiques; philosophie du langage;
esthétique et poétique; sémiotique et sciences cognitives;
sciences et discours). Le programme accueille aussi des professeures,
des professeurs invités et reçoit chaque année nombre
de conférencières, de conférenciers.
Il s’agit d’un programme
de 120 crédits, accessible après un diplôme de
premier cycle dans une discipline pertinente (ce qui permet l'admission
au cycle de formation, qui comporte un cours de méthodologie, des
cours généraux en sémiologie et des séminaires)
ou après la maîtrise (ce qui conduit au cycle de recherche).
Une des originalités du programme tient aussi aux groupes
de recherche (crédités), qui permettent, au cycle de
formation comme au cycle de recherche, de s'initier activement à
la recherche en équipe.
Le programme tisse présentement des liens
avec le Dottorato
di Ricerca in Semiotica de l'Université de Bologne, de même
qu'avec l'Université Fédérale
de l'État de Bahia (Brésil). Il est lié au Peirce
Edition Project d'Indiana University-Purdue University Indianapolis.
Objectifs du programme
Le programme de doctorat en sémiologie
(3692) a pour objectif de favoriser la recherche pluridisciplinaire sur
le signe et de former des spécialistes qui contribueront à
l’essor de tels travaux.
Étude des réseaux de systèmes
de signes et de leur signification, la sémiologie permet une recherche
théorique sur la nature, le fonctionnement, les règles d’usage
et l’évolution des systèmes de signes considérés
globalement, et/ou une recherche appliquée où les perspectives
théoriques et méthodologiques servent à cerner une
pratique sémiotique spécifique ou un objet sémiotique
particulier, par exemple, la sémiotique littéraire, la sémiologie
des discours, la communication, la sémiologie des arts visuels
ou de la musique, la publicité, le design, le cinéma. En
misant sur les connaissances acquises par les candidats dans une discipline
donnée (au premier ou au deuxième cycle), le programme entend
permettre à l’étudiant d’acquérir une
formation de recherche en sémiologie et de poursuivre une recherche
dans le domaine de son choix.
Les trois axes de recherche et d’enseignement
privilégiés sont :
- Signe : théories et histoire
- Pratiques sémiotiques
- Signes, imaginaire et culture
1° axe : Signe: théories
et histoire
Cet axe de recherche exploite les travaux, qui ont été faits
depuis l'inauguration du programme, en sémiologie fondamentale
et sur l'histoire des théories du signe (de l'Antiquité
grecque jusqu’à nos jours). Cet axe propose une réflexion
et une recherche sur les principales définitions du signe et les
sémiotiques contemporaines, inspirées des travaux de Charles
Sanders Peirce, de Ferdinand de Saussure, d’Umberto Eco, etc. Il
permet une exploration des relations de la sémiologie à
la philosophie du langage, à l'herméneutique, à la
poétique, à la rhétorique, au cognitivisme, etc.
Il s'ouvre sur un renouvellement des problématiques, des définitions
du signe et des pratiques sémiotiques. Cet axe théorique
vise à permettre à des personnes venues d’horizons
très divers de disposer d’une base conceptuelle commune.
2° axe : Pratiques sémiotiques
Plusieurs des principales recherches au programme ont pris la
forme d'études et d'analyses, que ce soit sur le texte et le discours,
sur l'image, ou encore sur les liens qui unissent ces objets, par l'adaptation,
l'imbrication ou la mise en série. Les sémiotiques visuelles
et textuelles, les théories de la perception, de la lecture et
de l'énonciation, les études de la peinture, du cinéma,
de la vidéo et de la télévision, des narrations en
image, des formes hybrides liées aux nouveaux médias et
aux nouvelles technologies s'inscrivent dans cet axe de recherche.
En fait, un des objectifs de formation du programme est la bidisciplinarité,
c'est-à-dire non seulement une compétence en sémiologie,
mais aussi dans un domaine de recherche traditionnel, domaine généralement
identifié à un objet d'étude : la littérature,
les arts plastiques, le domaine des communications (télévision,
discours social, cinéma, etc.).
3° axe : Signes, imaginaire
et culture
Cet axe est défini par les théories et les réflexions
plus récentes analysant les liens entre la culture et l'imaginaire,
les théories du sujet, l'identité et l'altérité,
les frontières et les marginalités, au moment où
les révolutions économiques et technologiques en changent
radicalement les déterminations. Cet axe donne lieu à des
travaux sur la notion d'imaginaire et sur ses diverses manifestations
dans la culture, dont les conditions de développement et de diffusion
conduisent à des études interdisciplinaires (histoire des
mentalités, sémiotiques culturelles, théories de
la traduction). Cet axe, nouveau dans sa formulation, entend tabler sur
des recherches faites depuis 15 ans au programme et qui n'ont jamais été
explicitement identifiées, bien qu'elles aient été
condensées dans la formation et qu’elles aient suscité
des thèses.
Afin de couvrir ces trois axes de recherche
et d’enseignement, le programme met à contribution des chercheurs
de divers domaines, notamment la littérature, la philosophie, les
communications, l’histoire de l’art, le design, etc. Dans
une perspective de formation de chercheurs, le programme prévoit
diverses activités qui permettront à l’étudiant
de s’intégrer à des équipes de recherche et
d’améliorer ses aptitudes à la diffusion de ses propres
travaux.
Conditions d'admission

La personne doit être titulaire d’un baccalauréat ou
l’équivalent, obtenu avec une moyenne cumulative d’au
moins 3,2 sur 4,3 ou l’équivalent.
Ou
Être titulaire d’une maîtrise ou l’équivalent.
La personne détenant une maîtrise ou
ayant cumulé en tout ou en partie une scolarité de niveau
maîtrise pourra être exemptée de certaines activités
prévues au cycle de formation du doctorat en sémiologie,
si elle peut faire la preuve d’activités antérieures
pertinentes dans sa scolarité de maîtrise. Elle devra se
soumettre à une entrevue qui aura pour but d’évaluer
précisément ses acquis antérieurs dans le domaine
de la sémiologie et de déterminer les activités à
réaliser dans le cadre du cycle de formation.
Les personnes titulaires d’un baccalauréat
devront joindre copie de deux travaux pertinents réalisés
au premier cycle, ainsi qu'une lettre d'intention précisant le
champ d'intérêt et les raisons ayant motivé la demande
d'admission au programme de doctorat en sémiologie.
Les personnes titulaires d’une maîtrise
devront présenter à l’admission un sujet de recherche
sous forme d’un texte d’environ 2000 mots faisant état
du domaine et des orientations de recherche qu’elles comptent privilégier.
Toutes les personnes admises devront de plus faire preuve, outre de la
connaissance du français, d’une compétence de lecture
minimale en anglais.
Enfin, la connaissance d’une troisième langue peut être
exigée si elle est jugée nécessaire au sujet de recherche
choisi.
Capacité
d’accueil
Le programme n’est pas contingenté,
si ce n’est que par sa capacité d’encadrement.
Méthodes et critères de sélection
Évaluation du dossier académique et des lettres de recommandation;
étude des travaux de 1er cycle présentés à
l’appui de la demande d’admission, du sujet de recherche déposé,
la bibliographie pertinente incluse, et de sa conformité avec les
objectifs du programme; si besoin est, entrevue avec le sous-comité
d’admission et d’évaluation ou la direction du programme.
Régime d’études et durée des études
Temps complet : 6 ans
Temps partiel : 8 ans
Pour plus de détails :
http://www.regis.uqam.ca/Pdf/programmes/3692.pdf
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