Dernière mise à jour : avril 2008

Séminaires du CEPS 2008
Agir à contre-courant pour transformer le monde : impacts et défis de l’engagement

Thématique générale de la série de séminaires sur l’engagement :

Le slogan de Margaret Thatcher – there is no alternative (au néolibéralisme) – semble être devenu une évidence incontestable. Et avec cette « évidence » s’est imposée la conviction que peu importe les conditions initiales de chacunE, la mobilité sociale et le succès économique sont toujours accessibles; que le pouvoir est diffus et que tout le monde peut y avoir accès; que la compétition pour l’obtention des ressources économiques et politique est ouverte et équitable. De même, la compétition, la responsabilité individuelle, la propriété privée, le consumérisme, la croissance économique, le marché libre, la privatisation des services publics, l’augmentation des dépenses de sécurité nationale, la guerre aussi, sont considérés comme aussi nécessaires et inéluctables que les lois de la physique.

Que nous travaillions pour des communautés, dans des universités, des syndicats, au sein de la scène culturelle ou à l’intérieur de structures et programmes étatiques, nous évoluons dans un monde où il est difficile de contester ces fausses évidences et d’engager des transformations sociales pour une société plus juste, plus équitable et plus démocratique

Hérétiques, gauchistes, radicales et radicaux, militantEs, moralistes, subjectivistes… sont quelques-uns des termes employés pour dénoncer l’engagement d’acteurs et d’actrices qui tentent de débusquer ces mythes et qui suggèrent d’autres façons d’envisager la nature humaine et les sociétés contemporaines. A ce moment de l’histoire, nous nous devons d’écouter ces voix du changement.

Comment ces personnes mettent-elles en pratique leur engagement ? Est-il toujours possible de créer et de défendre des espaces, des opportunités, des pratiques autonomes qui contestent les relations de pouvoir et le capitalisme?

Par une série de séminaires nous vous proposons d’aborder ces questions, d’analyser le contexte politique, économique et social actuel et, surtout, d’explorer comment ceux et celles qui travaillent à changer le monde le font – que ce soit en luttant contre la poursuite du colonialisme ici et ailleurs, en travaillant à transformer la vie communautaire, en développant des alliances ou des pratiques novatrices à l’intérieur des institutions publiques ou en cherchant à promouvoir et mettre en place des idées et des pratiques culturelles alternatives.

Chaque séminaire accueillera tout d’abord unE invitéE qui introduira le sujet et le contexte, puis trois intervenantEs travaillant à changer le monde autour d’eux, dans des contextes variés. Ces trois personnes seront invitées en particulier à présenter les contradictions, les obstacles, les défis auxquels ils et elles font face dans leurs activités quotidiennes, que ce soit sur le plan interne (rapports de pouvoir, limites de la démocratie, confrontation des idées) ou sur le plan externe (rapports aux groupes alliés, aux idéologies différentes, aux médias, au « public »). Finalement, nous espérons connaître ce qui les motive et leur donne le courage de continuer à lutter pour des initiatives de changement social qui soient autonomes des acteurs dominants.

Calendrier et programmation (vendredis de 15h à 17h)
Mai : Sortir du projet colonial
Juin : Vie de quartier : le local en question
Octobre : Transformations sociales : quelle marge de manœuvre dans les institutions publiques?
Novembre : Faire de l’action culturelle un espace de liberté

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Détails concernant le Séminaire 1 : SORTIR DU PROJET COLONIAL

Date : le 16 mai de 15h à 17h
Responsables : Myriam Beaudry et Anna Kruzynski
Lieu : Café Sarajevo, 6548 St-Laurent.

Thématique :
Dans les pays riches, au sein de la mouvance altermondialiste, la tendance qui domine veut gagner une place pour la « société civile » à la table des grandes institutions pour faire valoir leurs revendications pour une mondialisation à visage humain. Or certaines franges plus marginales s’opposent à cette stratégie, cette vision. Elles considèrent que la mondialisation néolibérale n’est qu’une poursuite d’un projet de colonisation capitaliste du bien commun et des peuples. Que toute négociation avec les porteurs d’un tel projet, toute participation au modèle de gouvernance établi par les grands de ce monde, viendrait légitimer un processus qui est pourri à sa racine. Ce sont des actrices et acteurs de cette dernière tendance qui viendront partager leurs expériences de lutte contre le néocolonialisme et l’état de leurs réflexions sur les défis et contradictions auxquels ils et elles sont confrontéEs.

Les noms des invitéEs seront annoncés bientôt!

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