Le Collectif d’études sur les pratiques solidaires (CEPS) est né en 2003 d’une interrogation : y a t-il possibilité de définir des modèles de solidarité sociale qui critiquent et offrent des alternatives au modèle dominant d’insertion sociale libéral ?

Le CEPS se déploie dans la multidisciplinarité – anthropologie, géographie, gestion, sociologie, travail social, action communautaire – au sein de deux pôles universitaires : l’UQÀM et l’Université de Montréal. Il regroupe des étudiantEs des trois cycles, des chercheurEs universitaires et sociaux et englobera dans un avenir rapproché des acteurs sociaux, le tout dans une perspective d’autonomie des projets particuliers et de collégialité des relations internes.

Le collectif de recherche s’est formé pour explorer l’univers québécois de l’action sociale et communautaire afin de repérer des initiatives qui portaient en elles ou qui mettaient de l’avant des fragments de modèles insertifs différents.

Dans une première phase de travail, nous avons mis l’accent sur les dimensions de la finalité sociale des activités et des échanges économiques afin de repérer les nouvelles modalités du lien social (solidarité) de ces initiatives. Cette phase de recherche exploratoire a mené à la rédaction d’une vingtaine de courtes monographies sur des initiatives économiques solidaires (commerce équitable, système d’échange local, agriculture soutenue par la communauté, ateliers coopératifs, etc.), regroupées dans un cahier de recherche du Centre de recherche sur les innovations sociales (Leblanc, Noiseux, Silvestro et al., 2005).

Nous engageons présentement une deuxième phase de recherche qui permettra de systématiser et de préciser notre questionnement, notre méthodologie et notre stratégie de transfert et diffusion des connaissances. Nous présentons ci-dessous un résumé des axes de recherche du CEPS pour la période 2005-2008.