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| Lettre de la Coalition pour un examen public du projet de CHUM | ||||||
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| FILIATION : Accueil > Informations > Comm. presse MISE-À-JOUR : 2005-02-15 23:26 | ||||||
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COALITION POUR UN EXAMEN PUBLIC DU PROJET CHUM
Monsieur Jean Charest, Monsieur Philippe
Couillard, Le gouvernement a fait connaître son intention de soumettre le projet d’implantation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal à un examen public. Nous nous en réjouissons. L’examen public est la seule méthode qui permettra de sortir le projet de l’impasse et choisir la meilleure option, d’insuffler plus de rationalité, de transparence et de démocratie dans le processus et de faciliter la formation d’un consensus autour de l’option retenue. Les élus ne peuvent plus ignorer le public entre les élections. La population considère qu’elle a le droit de savoir, de comprendre, de questionner les options et d’exprimer son avis sur des projets d’envergure et de longue durée comme celui du CHUM. À cet égard, la commission parlementaire n’est certainement pas la meilleure méthode pour procéder à un tel examen. Les commissions parlementaires sont formées de députés. Le dossier du CHUM est déjà fortement politisé. Des députés de part et d’autre de la Chambre ont exprimé, à son sujet, des opinions parfois tranchées. La rédaction d’un rapport consensuel relèverait du prodige. Il est loin d’être acquis que le public se trouverait plus éclairé après qu’avant la tenue d’une telle commission. La frustration et la confusion ne seraient nullement dissipées et serait probablement amplifiées. Il y a fort à parier qu’une démarche partielle comme celle-ci ne permettrait pas de clore le dossier. Le public n’a pas la parole dans le cadre d’une commission parlementaire. Il ne peut ni poser de questions aux experts ni interroger les promoteurs. Il n’a aucun moyen d’influencer la décision. De plus, il semble que le nombre d’experts invités serait restreint, que certaines études ne pourraient pas faire l’objet d’un examen transparent. En outre, les séances de la commission ne seraient pas tenues à Montréal, c’est-à-dire dans la ville où sera construit le nouvel hôpital. Pour que l’opération soit un succès, la procédure d’examen doit respecter les règles de l’art et d’éthique de la consultation publique. Rien ne serait pire que d’opter pour un processus bâclé et superficiel ou que le gouvernement donne l’impression d’orchestrer une démarche de mise en marché d’une décision prise avant même le début des audiences. Nous proposons au gouvernement une méthode éprouvée, celle appliquée avec succès depuis 25 ans par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le choix de cette procédure
ne retarderait pas indûment
la réalisation du projet.
Le rapport des commissaires chargés
de conduire l’évaluation
serait remis au gouvernement avant
l’été. L’examen public comporte trois grandes étapes. •
Une première série d’audiences
publiques réservées à l’information
et l’interrogation des promoteurs.
Ceux-ci présentent leur proposition,
les besoins auxquels celle-ci doit répondre,
les critères d’analyse, l’option
privilégiée, les motifs, les études.
Les citoyennes et citoyens ainsi que les
commissaires interrogent les promoteurs de
manière à bien comprendre les
informations. Cette première série
d’audiences permet aux citoyens et
citoyennes de s’approprier l’information
pour formuler leurs opinions. Celle-ci pourrait
avoir lieu au début du mois de mars. Toutes ces étapes doivent être publiques. Le gouvernement devrait privilégier les méthodes de diffusion les plus efficaces, y compris la télédiffusion en direct et en différé des travaux, par exemple sur le canal de l’Assemblée nationale, et par Internet. La procédure permet d’examiner à quels besoins le projet doit répondre, quelles sont les options possibles pour y répondre, quels sont les critères de choix qui serviront à comparer les options, à exprimer des préférences et à analyser les points de vue. Ces critères sont de divers ordres et incluent ce qui concerne la qualité des soins, la synergie avec les centres de recherche et la Faculté de médecine, les coûts, les limites financières imposées par le gouvernement et la complémentarité avec les hôpitaux existants. Une fois l’option choisie, la procédure permet de déterminer les mesures d’insertion dans son milieu et d’atténuation des impacts négatifs. Cette procédure simple et efficace pourrait également servir de banc d’essai et de modèle de processus de décision pour d’autres grands projets. Nous sommes à votre disposition pour fournir toute information ou explication complémentaire au sujet de la méthode suggérée lors d’une rencontre qui pourrait avoir lieu à votre convenance. Recevez, Monsieur le premier ministre et Monsieur le ministre, l’expression de nos sentiments les meilleurs. Michel
Venne, Mireille Tremblay,
Cette lettre reçoit l’appui de plusieurs personnalités, organisations sociales, médecins, groupes de citoyens et de citoyennes, partis politiques, universitaires et spécialistes de la consultation publique et de l’aménagement urbain dont les noms vous seront communiqués ultérieurement.
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