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Présentation de cette rubrique
Responsables : Gilles L. Bourque et Pierre Langlois

Informations que nous avons colligées et que nous mettrons à jour chaque mois. Les nouveautés du mois porteront l'icône "nouveau". Les anciennes informations resteront sur la page pour sa consultation. Merci pour toute nouvelle information ou suggestion.

  • Les conséquences sociales de la mondialisation de l'économie chinoise nouveau.gif (222 octets)

La revue de la Documentation française Problèmes économiques (30 juillet 2003) publie deux articles très différents sur les conséquences sociales de la mondialisation de l'économie chinoise. Dans le premier, l'auteur, Anita Chan, estime que, contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays asiatiques, les conditions de travail se détériorent en Chine. L'auteur estime que les salaires dans les industries destinées à l'exportation n'ont pas augmenté depuis l'intégration de la Chine à l'économie mondiale. Dans le second article, l'auteur, Shang-Jin Wei, s'interroge sur les conséquences de l'ouverture au commerce international pour les plus démunis. Si de nombreuses études insistent sur l'augmentation des inégalités à l'intérieur d'un territoire, l'auteur estime, en se fondant sur une étude du FMI, que les rapports entre ouverture et inégalité sont plus nuancés. Selon lui, la plupart des régions chinoises ont enregistré un recul spectaculaire de la pauvreté. Si un écart se creuse, il s'expliquerait par une augmentation plus rapide du niveau de vie dans les régions les plus ouvertes. Source : Le Monde

  • L'" Europe superpuissance " fait peur à l'Amérique nouveau.gif (222 octets)

L'hebdomadaire New Republic n'hésite pas à prendre à contre-pied ses lecteurs en consacrant la " une " et sept pages de son numéro du 16 juin 2003 à la relation entre l'Europe et les Etats-Unis, mettant ces derniers en garde contre " l'Europe superpuissance " (" Superpower Europe "). L'accent n'est pas mis, comme dans les thèses de Robert Kagan, sur la faiblesse des nations du Vieux Continent ou leur incapacité à accepter un monde régi par les rapports de forces. Au contraire, New Republic insiste sur la menace pour la puissance américaine d'une Europe unie économiquement et politiquement capable de se poser en rivale. " L'étrange paradoxe de l'Union européenne est d'avoir construit un environnement post-nationaliste, de prétendre s'opposer à la loi du plus fort sur le plan international, mais sa logique, maintenant et à long terme, est de redevenir une puissance mondiale... ", écrit Andrew Sullivan, chroniqueur conservateur réputé, dans un article intitulé " Le danger euro, la menace de l'intégration européenne ". " L'Amérique doit se réveiller ", car, si l'UE parvient à adopter une Constitution, à parler d'une voix et à intégrer progressivement les nouveaux membres, " elle représentera un vrai défi à l'influence américaine en Afrique, au Proche-Orient et dans toutes les organisations internationales ".

Pour New Republic, le ralliement à Washington du Royaume-Uni, de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie et de la " nouvelle " Europe marque sans doute l'apogée de l'atlantisme. La logique de l'intégration et le poids du noyau dur de la construction européenne (France, Allemagne, Benelux) contraindront graduellement les autres à s'aligner. Mais il n'y a pas que la diplomatie européenne qui inquiète. Sa puissance économique est nettement sous-estimée, souligne l'économiste Philippe Legrain dans un article titré " Mastodonte, la formidable économie européenne ". Selon l'auteur d 'Open World : the Truth about Globalization (Un monde ouvert : la vérité sur la mondialisation), contrairement à un sentiment très répandu aux Etats-Unis, la productivité et la croissance en Europe n'ont rien eu à envier ces dernières années, à population égale, à celle des Américains, sans connaître des déséquilibres financiers comparables. " L'économie européenne a fait aussi bien que celle des Etats-Unis. Il y a toutes les raisons de croire qu'elle fera encore mieux dans les années à venir. " Source : Le Monde

  • Revue du MAUSS, 2e semestre 2002. 

Numéro thématique intitulé " Quelle ‘autre’ mondialisation ? " Il y a beaucoup de raisons de s’opposer aux formes actuelles de la mondialisation, la principale étant qu’elles s’accompagnent d’une tendance à transformer toute chose, toute activité, toute relation humaine en marchandisation. Mais si leur diversité est une richesse, leur hétérogénéité constitue un obstacle à la construction d’alternatives plausibles. On doit donc se demander : qu’est-ce qui, dans le discours de contestation de la globalisation, relève de la nostalgie impuissante ou de l’utopisme stérile? Qu’est-ce qui, au contraire, est susceptible de rallier les suffrages d’une bonne partie de l’humanité et dessiner de manière effective les contours d’un autre monde? C’est à ce travail de clarification que s’attaque ce numéro de la Revue du MAUSS, avec des contributions, entre autres, des Christian Chavagneux, Dominique Plihon, Daniel Cohen, Zaki Laïdi et Edgar Morin et Serge Latouche.

  • Alternatives économiques, novembre 2002. Dossier de trois articles intitulé 
    " La mondialisation américaine : comment les États-Unis organisent la 
    mondialisation à leur profit ", qui réfute la thèse du déclin exposée par E. Todd. nouveau.gif (222 octets)

Foreign Policy, septembre 2002 et Courrier international, 21 novembre 2002. Immanuel Wallerstein, directeur de recherche à l'Université Yale et directeur du centre Fernand-Braudel à l'Université d'état de New York affirme que la question n'est plus de savoir si la puissance américaine est en déclin, mais si les États-Unis peuvent trouver un moyen de chuter dignement, sans trop de dommages pour la planète et pour eux-mêmes. En même temps qu'il exprime ce souhait, Wallerstein ne semble guère y croire. Il constate que les États-Unis sont une superpuissance unique, mais "dépourvue de pouvoir", un leader mondial "que personne ne suit", mais surtout "un pays dérivant dangereusement au milieu du chaos planétaire qu'il est incapable de maîtriser".

 

  • Vingt ans de mondialisation. Le bilan, dossier paru dans le numéro 184, 
    septembre 2000, de la revue Alternatives Économiques 

Dans son dossier, Guillaume Duval aborde quatre thèmes plus spécifiques. Dans un premier texte il souligne le fait que les vingt ans de mondialisation n’ont pas profité à tous, qu’au contraire il faut parler de l’âge d’or des inégalités. Le deuxième texte aborde la question de la nouvelle division internationale du travail, avec en particulier le développement impressionnant des services dans les échanges internationaux. Le troisième texte porte sur les multinationales, où il signale que le développement des réseaux planétaires de ces entreprises laissent certaines régions hors-circuit. Enfin dans le dernier texte du dossier, c’est la mondialisation financière qui fait l’objet de l’analyse.

  • Les temps modernes, janvier-février 2000 n°607, 272 p. 

" Le théâtre de la mondialisation, ses acteurs, ses victimes, ses laissés-pour-compte " La rédaction de la revue a voulu se lancer dans un travail de réflexion colossal, largement ouvert à la réflexion philosophique autour d'une notion dont le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est en effet des plus confuses. Un flou qui lui a d'ailleurs peut-être assuré sa rentabilité idéologique. Elle est ainsi devenue en peu de temps le paradigme dominant pour appréhender le monde, un paradigme dont on ne sait pas encore très bien mesurer l'ampleur. Processus homogénéisant l'espace socio-politique mondial, ou technique de recomposition politique propre à l'ordre étatique, pénétrant jusqu'au domaine de l'imaginaire social, son succès à lui seul laisse rêveur. Qu'est-ce qui, soudainement, traverse l'humanité, la convoque derrière ce vocable sans qu'on sache au juste pour quel horizon, non sans lui rappeler la force d'injonction remplie naguère dans son histoire par cet autre mot de " progrès " ? Fidèle à ses engagements, la revue tente surtout de dégager les bases d'un renouveau de la critique du capitalisme. Parmi les approches proposées, la plus intéressante est sans doute celle qui rend compte de l'exemple canadien. Là, paradoxalement, la mondialisation se mue en discours organisant une stratégie d'émancipation de l'Etat-Nation vis-à-vis de son trop puissant voisin.

  • Europe rose : comment font les autres, dossier paru dans le numéro 176,
    décembre 1999, de la revue Alternatives Économiques.

En Europe, à l’heure actuelle, plusieurs gouvernements se réclament à gauche ou au centre-gauche. Dans ce dossier, la revue Alternatives Économiques se penche sur les trois grands voisins de la France en montrant que chacun tente, à sa manière, de redonner un sens nouveau à la vieille idée social-démocrate, ce qui passe par une gestion plus sociale du capitalisme. Tous sont confrontés aux mêmes problèmes laissés par une gestion à courte vue de la droite et de marchés financiers plus spéculatifs que jamais. Les réponses nationales, toutefois, diffèrent. En Allemagne, un consensus s’est établi sur une politique budgétaire restrictive mais l’avenir de la protection sociale cristallise la grogne des électeurs de gauche. En Italie, le consensus s’est établi autour du projet, réussi, de se conformer aux exigences de la zone euro. Mais les lendemains sont difficiles. La question des retraites, pour une population qui, non seulement vieillit plus vite mais perd déjà de sa population, constitue un enjeu potentiellement explosif. Quant au Royaume-Uni, la promulgation d’une politique du salaire minimum, l’augmentation des dépenses en éducation primaire et secondaire et la signature du protocole social européen, représentent un changement par rapport à la révolution conservatrice de Thatcher. Toutefois les dix-huit ans de politique ultralibérale ont laissé des défis énormes à résoudre, dont un creusement important des inégalités. Notez qu’on trouve dans le même numéro de la revue, une entrevue avec Anthony Giddens sur les principes de la Troisième voie britannique.

  • Futuribles, n°248, décembre 1999.

L’objet de ce numéro semble être celui du problème de la gouvernance dans le contexte de la mondialisation. Hugues de Jouvenel l’exprime d’ailleurs dans son éditorial. Revenant sur l’échec des discussions de Seattle, il ouvre la réflexion sur une logique de l’économie qui met à mal les cadres territoriaux de la décision politique. Il propose donc de penser les instruments de la gouvernance planétaire. Ce que fait Michel Batisse, autour du devenir de l’UNESCO. Ce dernier passe en revue les tendances lourdes de l’évolution de la planète et esquisse trois scénarios leur répondant. Deux sont libéraux, l’un optimiste, l’autre pessimiste, le dernier d’inspiration sociale. Dans le premier, l’uniformisation du marché s’appuyant sur les attentes des individus, conduit à une ère de prospérité et de paix, à peine troublée par l’existence de tensions sur le plan de la sécurité intérieure des états, les écarts entre les niveaux de vie laissant subsister des poches de pauvreté menaçante. Dans la version pessimiste, il intègre des tensions intérieures et extérieures, résultant des poches de misère ainsi que des conflits entre États riches, sur la question des échanges, agricoles par exemple. Le dernier scénario, celui du "développement humain durable et partagé", nécessite un projet mobilisateur universel, impliquant une grande conscience des États et des individus.

  • L'économie politique, n°5, 1er trimestre 2000, Éd. Alternatives Économiques.

Allons-nous vers une fin du consensus théorique entre le FMI et la Banque mondiale ? C’est bien l’impression que donne la publication de l’article de Joseph Stiglitz, vice-président de la Banque mondiale. Critiquant le discours qui sert de modèle d’encadrement aux interventions du FMI, son texte, nourri des exemples russes, asiatiques et africains, paraît bien convaincant. Toutes les théories du développement le présente comme un simple problème technique, appelant des solutions techniques. Cette conception orientait les décisions vers une croyance aveugle dans les vertus du marché et de la libéralisation. C’est oublier que le développement est l’exception, qui exige l’existence d’une infrastructure institutionnelle solide. Stiglitz recommande de l’aborder dans la perspective d’une transformation de la société et préconise de substituer des stratégies au Plan, souvent imposé sur des critères ineptes. Ainsi celui du prix comme coordination requise de l’économie, quand tout montre qu’il vaudrait mieux s’appuyer d’abord sur un consensus politique. Stiglitz conseille en conséquence de moins s’enticher des transferts de technologie, pour mettre l’accent sur le capital et organisationnel de ces sociétés.

  • "La mondialisation", dossier du no 160, juin 1999, de la Revue internationale 
    des sciences sociales
    .

Dans son introduction au dossier, Grahame Thompson examine et discute plusieurs définitions de la mondialisation. Il considère, en particulier, que la thèse de la mondialisation exagère le degré d'intégration de l'économie internationale, et ce faisant conduit à sous-estimer les possibilités de réglementation. Kimon Valaskakis suggère quant à lui qu'il ne peut y avoir de système de marché qui fonctionne sans un arbitre extérieur. Les organisations inter-gouvernementales pourraient jouer ce rôle mais il faudrait d'abord les repenser en partant quasiment de zéro. D'autant plus que, comme l'affirme Pascal Petit et Luc Soete dans leur texte, la panoplie nationale classique des instruments d'action apparaîtrait beaucoup moins viable dans le nouveau contexte international. Selon les auteurs, plus que jamais il est nécessaire de construire une contrepartie internationale.

Dans les quatre articles suivant sont abordés des thèmes plus ciblés. Alicia Giron et Eugenia Correa analysent la transformation des marchés financiers et soulignent l'importance de la gestion par les États de la monnaie et du crédit. Akira Goto et Brendan Barker traitent des incidences du processus de la mondialisation de l'économie sur une petite économie ouverte. Pour eux il reste indispensable de réguler les flux de capitaux si on veut que ces petites économies ne se replient pas sur elles-mêmes et qu'elles profitent de la mondialisation. Ajit Singh et Bruce A. Weisse aborde dans leur texte le modèle asiatique. Pour eux, la crise asiatique relève moins des arrangements institutionnels qui caractérisent ce modèle que les politiques de libéralisation financière qu'ils ont menées en parallèle. Donc plutôt que suivre les politiques de libéralisation du FMI, ces pays devraient s'attacher à reconstruire les bases du modèle, affaiblies par la crise. Enfin l'article de Lucie Cheng étudie la relation de la mondialisation et du travail rémunéré des femmes en Asie. Elle conclut, en s'appuyant sur des statistiques gouvernementales et sur plusieurs monographies et rapports, que ces effets sont beaucoup plus complexes qu'on le croit généralement.

En conclusion, Arjun Appadurai traite des relations de la mondialisation avec les formes actuelles de la connaissance critique, et notamment avec ses formes occidentales. Il nous invite à redéfinir notre conception des régions et à réfléchir au fait que la recherche est un mode d'expression particulier de l'imagination savante.

  • "Économie internationale: bilans", dossier du no 2.632 (22 septembre 1999) 
    de la revue hebdomadaire Problèmes économiques.

On trouve dans ce numéro sept articles traitant de la question de la vie économique internationale. Parmi eux, des analyses générales sur le contexte macroéconomique (La situation économique des grandes régions du monde), sur les flux de produits (Évolution et perspective du commerce mondial), sur les flux de capitaux (Les marchés internationaux de capitaux et Les marchés de change) et sur l'évolution démographique (La population mondiale: statistiques comparées). Pour les deux autres textes, l'un porte sur le dernier Rapport mondial sur le développement humain (voir dans la rubrique suivante pour un hyperlien avec le site du PNUD) alors que l'autre fait le bilan de la croissance de l'emploi dans les pays de l'OCDE.

  • " Les Paradis fiscaux ", dossier paru dans L’Économie Politique, no 4, 
    4e trimestre 1999, édité par l’Association des lecteurs d’Alternatives économiques.

Antigua, Barbuda, les Îles Caïmans, les Îles Marshall , se signalent régulièrement à l’attention des médias pour le très peu recommandable commerce auquel elles se livrent : celui du blanchiment de l’argent sale. Mais si l’on associe volontiers les Caraïbes aux narcodollars, la Suisse et le Liechenstein se voient en revanche gratifiés d’une bien meilleure image. Les voilà pourtant rangés dans une liste de près de 90 territoires, qui forment l’ensemble des paradis fiscaux de la planète. Paradis que Dominique Strauss-Kahn, dans ce mme numéro de la revue, N’hésite pas qualifier de " territoires délinquants ". Ecrit alors Qu’il était encore en exercice, cet article fort en appelle à la création d’une " police internationale des paradis bancaires et fiscaux Premiers pas vers la création d’un droit d’ingérence fiscale ? La revue a rassemblé, on le voit, d’importantes collaborations, dont celles de Bernard Bertossa et Renaud Van Ruymbeke, qui firent partie des 7 juges ayant lancé, le 1er octobre 1996, l’appel de Genève contre les paradis fiscaux. Outre une analyse très pointue de leur genèse, signe par Sol Piccioto. C’est leur rôle dans la finance , leur stratégie et leur spécialisation par niches fiscales qui sont décortiquées ici. Mais la revue ne s’est aussi examiné les conditions de leur démantèlement, ce qui nous vaut une approche plus intéressante encore.

  • Alternatives économiques, no 169 

Le dossier du numéro d'avril de ce mensuel d'informations économiques porte sur "Les paradis fiscaux". Dans un premier article, Christian Chavagneux resitue ces institutions de l'évasion fiscale et du crime organisé dans leur histoire récente. Comme bien d'autres innovations, elles arrivent presque par accident, pour résoudre un problème spécifique, et se trouve finalement un rôle de plus grande ampleur sans que cela résulte au départ d'une volonté délibérée. Dans un second article, il signale cette fois la volonté de plusieurs États à s'engager dans une lutte contre ces paradis bancaires, même s'il soulève plusieurs doutes sur leur crédibilité. Le texte montre néanmoins que, devant l'opinion publique et le travail de mouvements de pressions (dont les juges européens de l'Appel de Genève), les gouvernements auraient dorénavant une plus grande légitimité pour remettre en cause le fameux secret bancaire.

  • Problèmes économiques, Mondialisation et gouvernance mondiale
    no 2.611-2.612, 7-14 avril 1999 

Cette revue, qui rassemble des textes-clés sur des thèmes choisis, fournit avec ce numéro des éléments importants à la compréhension du phénomène de la mondialisation. Le numéro aborde quatre grandes dimensions: L'État face à la mondialisation; La régionalisation: une réponse à la mondialisation?; Coopération internationale et gouvernance mondiale: les approches théoriques; La coopération internationale à l'épreuve des faits. Ce dernier point est particulièrement bien couvert avec huit textes choisis.

  • Courrier international, Hors-série no 17, décembre 1998 

Portant sur "Le monde en 1999", ce numéro hors-série du Courrier international contient plusieurs articles intéressants concernant les tendances nouvelles de la mondialisation, autant dans ses aspects économique, financier que politique. Pour ceux qui ne la connaissent pas, cette revue compile les versions traduites de textes produits par les columnists des principaux médias anglo-saxons. Il donne un pouls intéressant de la pensée libérale dominante. Dans ce numéro on trouve par exemple Clive Crook, de "The Economist", qui soulèvent les préoccupations qui ont suivies la crise financière asiatique et les possibilités d'une récession mondiale; Andrew Smithers qui met en garde contre les dangers de la bulle spéculative aux États-Unis; et plusieurs auteurs signalent les caractéristiques de la nouvelle gauche au pouvoir dans plusieurs pays européens. En prime, on trouve une rubrique qui fait le tour du monde en 200 sites web.

  • Économie internationale

Le numéro 71, 3e trimestre 1997, de la revue du Cepii (Centre d'études prospectives et d'informations internationales, Paris), Économie internationale , est entièrement consacré au thème "Mondialisation, convergence et inégalités". Ce numéro présente les avancées récentes, tant sur le plan théorique qu'empirique, sur le thème très débattu de la convergence ou divergence des niveaux de vie au niveau mondial. Mais il s'interroge aussi sur les inégalités au niveau national, des régions ou des ménages. Enfin il aborde la question des mécanismes qui génèrent les inégalités.

  • Alternatives économiques No. 165

Le no 165 (décembre) de la revue Alternatives économiques présente, dans l'article "La grande équation du commerce international", une courte synthèse sur la relation fondamentale qui unit l'équilibre des échanges extérieurs à l'équilibre épargne-investissement.

Dans son numéro de janvier 1999 (no 166), Alternatives économiques présente un dossier sur l'euro, "Naissance d'une monnaie". Christian Chavagneux nous présente, d'une part, la naissance de l'euro en six étapes, et d'autre part, les conflits de pouvoir autour de cette centralisation monétaire. Centralisation qui, paradoxalement selon l'auteur, renforcerait le poids des États nationaux.

  • Nouvelles revues : Critique internationale

Critique internationale se veut un carrefour pour animer le débat public sur les grandes questions internationales. Son centre d'intérêt sera l'interface entre les relations internationales et les dynamiques internes des sociétés. Bien que la revue cherchera à "casser les cloisons entre les disciplines", elle accordera une place particulière à l'économie politique. (extrait du no 166 d'Alternatives économiques )

  • Manière de voir, no 42, novembre-décembre 1998,
    "Anatomie de la crise financière".

Ce Manière de voir le plus récent est composé de quatre grandes sections sur la crise financière internationale, dont l'une portant plus spécifiquement sur la "Contre-attaque avec ATTAQ". Avec des auteurs tels que Bernard Cassen et René Passet, les textes de cette section abordent les questions de la fiscalité du capital financier international (taxe Tobin sur la spéculation, taxe sur les investissements directs étrangers etc.). L'un de ces textes ("Désarmer les marchés") constitue la plate-forme de l'ATTAQ (L'association d'Action pour une taxe Tobin d'aide au citoyen).

  • Futuribles, no 230, avril 1998

On trouve dans ce numéro de la revue Futuribles deux textes fort intéressants. L'un est du Québécois Simon Valaskakis "Mondialisation et gouvernance. Le défi de la régulation publique planétaire". L'autre est de l'économiste américain Paul Krugman dont l'artcile tente de répondre à la question "Le capitalisme est-il trop productif?".

  • Alternatives Économiques, no 163, octobre 1998

Le plus récent numéro de cette revue (qui arrive bien tard au Québec!) nous offre un dossier de Christian Chavagneux, bien documenté, sur les perturbations des marchés financiers internationaux. "Marchés financiers: la menace" est composé de trois textes faisant le point sur la situation de la finance internationale. Comment en est-on arrivé à une situation incontrôlable, qui peut rapidement déboucher sur une crise mondiale ? Pourquoi les outils actuels de régulation sont impuissants à prévenir cette crise ? Où en est l'état du débat parmi les décideurs ? Ce dossier permet de bien saisir les véritables enjeux de la mondialisation financière, responsable majeure du renforcement des acteurs ultralibéraux et de l'affaiblissement des États.

  • Sciences humaines

    Le numéro Hors-série de juin-juillet 1997 de la revue Sciences humaines présente un vaste dossier sur "La mondialisation en débat". On s'y penche sur les logiques politiques et économiques qui marquent les changements en cours; on présente les principaux acteurs, qu'il s'agisse des entreprises, des organisations internationales ou des États; on aborde également les principaux enjeux actuels de cette tendance lourde que représente la mondialisation, en particulier de la souveraineté des États ou du rôle de la société civile mondiale.

 

 

 

Sur le thème de la mondialisation, il est important de distinguer les problématiques particulières relevant de l'aspect financier de celui des échanges commerciaux. Deux revues ont dernièrement fait paraître des dossiers sur l'un ou l'autre de ces aspects:

  • La revue Alternatives Economiques  (no. 148)

Elle offre dans le no 148 de mai 1997 un dossier sur les marchés financiers internationaux. Dans les divers textes de ce dossier, les auteurs réfléchissent sur trois mesures envisageables et nécessaires: rétablir la stabilité des changes, réguler les marchés et augmenter la fiscalité sur les revenus financiers. On nous propose une courte bibliographie.

  • La revue Sciences Humaines

Dans son no 57 de janvier 1996, propose quant à elle un dossier sur le commerce: "Où va le commerce international?". Faisant un large rappel historique et théorique, les auteurs réfléchissent également sur les tendances à l'œuvre et les mesures à prendre pour une régulation du commerce. On suggère également une bibliographie.

 



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