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La revue de la Documentation française Problèmes économiques (30 juillet 2003) publie deux articles très différents sur les conséquences sociales de la mondialisation de l'économie chinoise. Dans le premier, l'auteur, Anita Chan, estime que, contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays asiatiques, les conditions de travail se détériorent en Chine. L'auteur estime que les salaires dans les industries destinées à l'exportation n'ont pas augmenté depuis l'intégration de la Chine à l'économie mondiale. Dans le second article, l'auteur, Shang-Jin Wei, s'interroge sur les conséquences de l'ouverture au commerce international pour les plus démunis. Si de nombreuses études insistent sur l'augmentation des inégalités à l'intérieur d'un territoire, l'auteur estime, en se fondant sur une étude du FMI, que les rapports entre ouverture et inégalité sont plus nuancés. Selon lui, la plupart des régions chinoises ont enregistré un recul spectaculaire de la pauvreté. Si un écart se creuse, il s'expliquerait par une augmentation plus rapide du niveau de vie dans les régions les plus ouvertes.
Source : Le Monde
L'" Europe superpuissance " fait peur à l'Amérique
L'hebdomadaire New Republic n'hésite pas à prendre à contre-pied ses lecteurs en consacrant la " une " et sept pages de son numéro du 16 juin 2003 à la relation entre l'Europe et les
Etats-Unis, mettant ces derniers en garde contre " l'Europe superpuissance " (" Superpower Europe "). L'accent n'est pas mis, comme dans les thèses de Robert
Kagan, sur la faiblesse des nations du Vieux Continent ou leur incapacité à accepter un monde régi par les rapports de forces. Au contraire, New Republic insiste sur la menace pour la puissance américaine d'une Europe unie économiquement et politiquement capable de se poser en rivale. " L'étrange paradoxe de l'Union européenne est d'avoir construit un environnement post-nationaliste, de prétendre s'opposer à la loi du plus fort sur le plan international, mais sa logique, maintenant et à long terme, est de redevenir une puissance mondiale... ", écrit Andrew Sullivan, chroniqueur conservateur réputé, dans un article intitulé " Le danger
euro, la menace de l'intégration européenne ". " L'Amérique doit se réveiller ", car, si l'UE parvient à adopter une Constitution, à parler d'une voix et à intégrer progressivement les nouveaux membres, " elle représentera un vrai défi à l'influence américaine en Afrique, au Proche-Orient et dans toutes les organisations internationales ".
Pour New Republic, le ralliement à Washington du Royaume-Uni, de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie et de la " nouvelle " Europe marque sans doute l'apogée de l'atlantisme. La logique de l'intégration et le poids du noyau dur de la construction européenne (France, Allemagne, Benelux) contraindront graduellement les autres à s'aligner. Mais il n'y a pas que la diplomatie européenne qui inquiète. Sa puissance économique est nettement sous-estimée, souligne l'économiste Philippe Legrain dans un article titré " Mastodonte, la formidable économie européenne ". Selon l'auteur d 'Open World : the Truth about Globalization (Un monde ouvert : la vérité sur la mondialisation), contrairement à un sentiment très répandu aux
Etats-Unis, la productivité et la croissance en Europe n'ont rien eu à envier ces dernières années, à population égale, à celle des Américains, sans connaître des déséquilibres financiers comparables. " L'économie européenne a fait aussi bien que celle des
Etats-Unis. Il y a toutes les raisons de croire qu'elle fera encore mieux dans les années à venir. "
Source : Le Monde
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Revue du MAUSS, 2e semestre
2002.
Numéro thématique intitulé " Quelle ‘autre’
mondialisation ? " Il y a beaucoup de raisons de s’opposer aux
formes actuelles de la mondialisation, la principale étant qu’elles s’accompagnent
d’une tendance à transformer toute chose, toute activité, toute
relation humaine en marchandisation. Mais si leur diversité est une
richesse, leur hétérogénéité constitue un obstacle à la construction
d’alternatives plausibles. On doit donc se demander : qu’est-ce
qui, dans le discours de contestation de la globalisation, relève de la
nostalgie impuissante ou de l’utopisme stérile? Qu’est-ce qui, au
contraire, est susceptible de rallier les suffrages d’une bonne partie
de l’humanité et dessiner de manière effective les contours d’un
autre monde? C’est à ce travail de clarification que s’attaque ce
numéro de la Revue du MAUSS, avec des contributions, entre autres, des
Christian Chavagneux, Dominique Plihon, Daniel Cohen, Zaki Laïdi et Edgar
Morin et Serge Latouche.
, novembre 2002. Dossier de trois
articles intitulé
" La mondialisation américaine : comment les États-Unis
organisent la
mondialisation à leur profit ", qui réfute la thèse du déclin
exposée par E. Todd.
Foreign Policy , septembre 2002 et Courrier
international, 21 novembre 2002. Immanuel Wallerstein, directeur de
recherche à l'Université Yale et directeur
du centre Fernand-Braudel à l'Université d'état de New York
affirme que la question n'est plus de savoir si la puissance américaine
est en déclin, mais si les États-Unis peuvent trouver un moyen de chuter
dignement, sans trop de dommages pour la planète et pour eux-mêmes. En
même temps qu'il exprime ce souhait, Wallerstein ne semble guère y
croire. Il constate que les États-Unis sont une superpuissance unique,
mais "dépourvue de pouvoir", un leader mondial "que
personne ne suit", mais surtout "un pays dérivant
dangereusement au milieu du chaos planétaire qu'il est incapable de
maîtriser".
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Vingt ans de mondialisation. Le bilan,
dossier paru dans le numéro 184,
septembre 2000, de la revue Alternatives Économiques
Dans son dossier, Guillaume Duval aborde quatre thèmes
plus spécifiques. Dans un premier texte il souligne le fait que les vingt
ans de mondialisation n’ont pas profité à tous, qu’au contraire il
faut parler de l’âge d’or des inégalités. Le deuxième texte aborde
la question de la nouvelle division internationale du travail, avec en
particulier le développement impressionnant des services dans les
échanges internationaux. Le troisième texte porte sur les
multinationales, où il signale que le développement des réseaux
planétaires de ces entreprises laissent certaines régions hors-circuit.
Enfin dans le dernier texte du dossier, c’est la mondialisation
financière qui fait l’objet de l’analyse.
janvier-février 2000
n°607, 272 p.
" Le théâtre de la mondialisation, ses acteurs,
ses victimes, ses laissés-pour-compte " La rédaction de la revue a
voulu se lancer dans un travail de réflexion colossal, largement ouvert
à la réflexion philosophique autour d'une notion dont le moins qu'on
puisse dire, c'est qu'elle est en effet des plus confuses. Un flou qui lui
a d'ailleurs peut-être assuré sa rentabilité idéologique. Elle est
ainsi devenue en peu de temps le paradigme dominant pour appréhender le
monde, un paradigme dont on ne sait pas encore très bien mesurer
l'ampleur. Processus homogénéisant l'espace socio-politique mondial, ou
technique de recomposition politique propre à l'ordre étatique,
pénétrant jusqu'au domaine de l'imaginaire social, son succès à lui
seul laisse rêveur. Qu'est-ce qui, soudainement, traverse l'humanité, la
convoque derrière ce vocable sans qu'on sache au juste pour quel horizon,
non sans lui rappeler la force d'injonction remplie naguère dans son
histoire par cet autre mot de " progrès " ? Fidèle à ses
engagements, la revue tente surtout de dégager les bases d'un renouveau
de la critique du capitalisme. Parmi les approches proposées, la plus
intéressante est sans doute celle qui rend compte de l'exemple canadien.
Là, paradoxalement, la mondialisation se mue en discours organisant une
stratégie d'émancipation de l'Etat-Nation vis-à-vis de son trop
puissant voisin.
- Europe rose : comment font les autres
, dossier paru
dans le numéro 176,
décembre 1999, de la revue Alternatives Économiques.
En Europe, à l’heure actuelle, plusieurs
gouvernements se réclament à gauche ou au centre-gauche. Dans ce
dossier, la revue Alternatives Économiques se penche sur les trois grands
voisins de la France en montrant que chacun tente, à sa manière, de
redonner un sens nouveau à la vieille idée social-démocrate, ce qui
passe par une gestion plus sociale du capitalisme. Tous sont confrontés
aux mêmes problèmes laissés par une gestion à courte vue de la droite
et de marchés financiers plus spéculatifs que jamais. Les réponses
nationales, toutefois, diffèrent. En Allemagne, un consensus s’est
établi sur une politique budgétaire restrictive mais l’avenir de la
protection sociale cristallise la grogne des électeurs de gauche. En
Italie, le consensus s’est établi autour du projet, réussi, de se
conformer aux exigences de la zone euro. Mais les lendemains sont
difficiles. La question des retraites, pour une population qui, non
seulement vieillit plus vite mais perd déjà de sa population, constitue
un enjeu potentiellement explosif. Quant au Royaume-Uni, la promulgation d’une
politique du salaire minimum, l’augmentation des dépenses en éducation
primaire et secondaire et la signature du protocole social européen,
représentent un changement par rapport à la révolution conservatrice de
Thatcher. Toutefois les dix-huit ans de politique ultralibérale ont
laissé des défis énormes à résoudre, dont un creusement important des
inégalités. Notez qu’on trouve dans le même numéro de la revue, une
entrevue avec Anthony Giddens sur les principes de la Troisième voie
britannique.
L’objet de ce numéro semble être celui du problème
de la gouvernance dans le contexte de la mondialisation. Hugues de
Jouvenel l’exprime d’ailleurs dans son éditorial. Revenant sur l’échec
des discussions de Seattle, il ouvre la réflexion sur une logique de l’économie
qui met à mal les cadres territoriaux de la décision politique. Il
propose donc de penser les instruments de la gouvernance planétaire. Ce
que fait Michel Batisse, autour du devenir de l’UNESCO. Ce dernier passe
en revue les tendances lourdes de l’évolution de la planète et
esquisse trois scénarios leur répondant. Deux sont libéraux, l’un
optimiste, l’autre pessimiste, le dernier d’inspiration sociale. Dans
le premier, l’uniformisation du marché s’appuyant sur les attentes
des individus, conduit à une ère de prospérité et de paix, à peine
troublée par l’existence de tensions sur le plan de la sécurité
intérieure des états, les écarts entre les niveaux de vie laissant
subsister des poches de pauvreté menaçante. Dans la version pessimiste,
il intègre des tensions intérieures et extérieures, résultant des
poches de misère ainsi que des conflits entre États riches, sur la
question des échanges, agricoles par exemple. Le dernier scénario, celui
du "développement humain durable et partagé", nécessite un
projet mobilisateur universel, impliquant une grande conscience des États
et des individus.
Allons-nous vers une fin du consensus théorique entre
le FMI et la Banque mondiale ? C’est bien l’impression que donne la
publication de l’article de Joseph Stiglitz, vice-président de la
Banque mondiale. Critiquant le discours qui sert de modèle d’encadrement
aux interventions du FMI, son texte, nourri des exemples russes,
asiatiques et africains, paraît bien convaincant. Toutes les théories du
développement le présente comme un simple problème technique, appelant
des solutions techniques. Cette conception orientait les décisions vers
une croyance aveugle dans les vertus du marché et de la libéralisation.
C’est oublier que le développement est l’exception, qui exige l’existence
d’une infrastructure institutionnelle solide. Stiglitz recommande de l’aborder
dans la perspective d’une transformation de la société et préconise
de substituer des stratégies au Plan, souvent imposé sur des critères
ineptes. Ainsi celui du prix comme coordination requise de l’économie,
quand tout montre qu’il vaudrait mieux s’appuyer d’abord sur un
consensus politique. Stiglitz conseille en conséquence de moins s’enticher
des transferts de technologie, pour mettre l’accent sur le capital et
organisationnel de ces sociétés.
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"La mondialisation", dossier du no
160, juin 1999, de la Revue internationale
des sciences sociales.
Dans son introduction au dossier, Grahame Thompson
examine et discute plusieurs définitions de la mondialisation. Il
considère, en particulier, que la thèse de la mondialisation
exagère le degré d'intégration de l'économie internationale, et ce
faisant conduit à sous-estimer les possibilités de réglementation.
Kimon Valaskakis suggère quant à lui qu'il ne peut y avoir de
système de marché qui fonctionne sans un arbitre extérieur. Les
organisations inter-gouvernementales pourraient jouer ce rôle mais il
faudrait d'abord les repenser en partant quasiment de zéro. D'autant
plus que, comme l'affirme Pascal Petit et Luc Soete dans leur texte,
la panoplie nationale classique des instruments d'action apparaîtrait
beaucoup moins viable dans le nouveau contexte international. Selon
les auteurs, plus que jamais il est nécessaire de construire une
contrepartie internationale.
Dans les quatre articles suivant sont abordés des
thèmes plus ciblés. Alicia Giron et Eugenia Correa analysent la
transformation des marchés financiers et soulignent l'importance de
la gestion par les États de la monnaie et du crédit. Akira Goto et
Brendan Barker traitent des incidences du processus de la
mondialisation de l'économie sur une petite économie ouverte. Pour
eux il reste indispensable de réguler les flux de capitaux si on veut
que ces petites économies ne se replient pas sur elles-mêmes et
qu'elles profitent de la mondialisation. Ajit Singh et Bruce A. Weisse
aborde dans leur texte le modèle asiatique. Pour eux, la crise
asiatique relève moins des arrangements institutionnels qui
caractérisent ce modèle que les politiques de libéralisation
financière qu'ils ont menées en parallèle. Donc plutôt que suivre
les politiques de libéralisation du FMI, ces pays devraient
s'attacher à reconstruire les bases du modèle, affaiblies par la
crise. Enfin l'article de Lucie Cheng étudie la relation de la
mondialisation et du travail rémunéré des femmes en Asie. Elle
conclut, en s'appuyant sur des statistiques gouvernementales et sur
plusieurs monographies et rapports, que ces effets sont beaucoup plus
complexes qu'on le croit généralement.
En conclusion, Arjun Appadurai traite des relations
de la mondialisation avec les formes actuelles de la connaissance
critique, et notamment avec ses formes occidentales. Il nous invite à
redéfinir notre conception des régions et à réfléchir au fait que
la recherche est un mode d'expression particulier de l'imagination
savante.
On trouve dans ce numéro sept articles traitant de
la question de la vie économique internationale. Parmi eux, des
analyses générales sur le contexte macroéconomique (La situation
économique des grandes régions du monde), sur les flux de produits
(Évolution et perspective du commerce mondial), sur les flux de
capitaux (Les marchés internationaux de capitaux et Les marchés de
change) et sur l'évolution démographique (La population mondiale:
statistiques comparées). Pour les deux autres textes, l'un porte sur
le dernier Rapport mondial sur le développement humain (voir dans la
rubrique suivante pour un hyperlien avec le site du PNUD) alors que
l'autre fait le bilan de la croissance de l'emploi dans les pays de l'OCDE.
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" Les Paradis fiscaux ",
dossier paru dans L’Économie Politique, no 4,
4e trimestre 1999, édité par l’Association des lecteurs d’Alternatives
économiques.
Antigua, Barbuda, les Îles Caïmans, les Îles
Marshall , se signalent régulièrement à l’attention des médias
pour le très peu recommandable commerce auquel elles se livrent :
celui du blanchiment de l’argent sale. Mais si l’on associe
volontiers les Caraïbes aux narcodollars, la Suisse et le
Liechenstein se voient en revanche gratifiés d’une bien meilleure
image. Les voilà pourtant rangés dans une liste de près de 90
territoires, qui forment l’ensemble des paradis fiscaux de la
planète. Paradis que Dominique Strauss-Kahn, dans ce mme numéro de
la revue, N’hésite pas qualifier de " territoires délinquants
". Ecrit alors Qu’il était encore en exercice, cet article
fort en appelle à la création d’une " police internationale
des paradis bancaires et fiscaux Premiers pas vers la création d’un
droit d’ingérence fiscale ? La revue a rassemblé, on le voit, d’importantes
collaborations, dont celles de Bernard Bertossa et Renaud Van Ruymbeke,
qui firent partie des 7 juges ayant lancé, le 1er octobre 1996, l’appel
de Genève contre les paradis fiscaux. Outre une analyse très pointue
de leur genèse, signe par Sol Piccioto. C’est leur rôle dans la
finance , leur stratégie et leur spécialisation par niches fiscales
qui sont décortiquées ici. Mais la revue ne s’est aussi examiné
les conditions de leur démantèlement, ce qui nous vaut une approche
plus intéressante encore.
Le dossier du numéro d'avril de ce mensuel d'informations économiques
porte sur "Les paradis fiscaux". Dans un premier article, Christian Chavagneux
resitue ces institutions de l'évasion fiscale et du crime organisé dans leur histoire
récente. Comme bien d'autres innovations, elles arrivent presque par accident, pour
résoudre un problème spécifique, et se trouve finalement un rôle de plus grande
ampleur sans que cela résulte au départ d'une volonté délibérée. Dans un second
article, il signale cette fois la volonté de plusieurs États à s'engager dans une lutte
contre ces paradis bancaires, même s'il soulève plusieurs doutes sur leur crédibilité.
Le texte montre néanmoins que, devant l'opinion publique et le travail de mouvements de
pressions (dont les juges européens de l'Appel de Genève), les gouvernements auraient
dorénavant une plus grande légitimité pour remettre en cause le fameux secret bancaire.
Cette revue, qui rassemble des textes-clés sur des thèmes choisis,
fournit avec ce numéro des éléments importants à la compréhension du phénomène de
la mondialisation. Le numéro aborde quatre grandes dimensions: L'État face à la
mondialisation; La régionalisation: une réponse à la mondialisation?; Coopération
internationale et gouvernance mondiale: les approches théoriques; La coopération
internationale à l'épreuve des faits. Ce dernier point est particulièrement bien
couvert avec huit textes choisis.
Portant sur "Le monde en 1999", ce numéro hors-série du
Courrier international contient plusieurs articles intéressants concernant les tendances
nouvelles de la mondialisation, autant dans ses aspects économique, financier que
politique. Pour ceux qui ne la connaissent pas, cette revue compile les versions traduites
de textes produits par les columnists des principaux médias anglo-saxons. Il donne
un pouls intéressant de la pensée libérale dominante. Dans ce numéro on trouve par
exemple Clive Crook, de "The Economist", qui soulèvent les préoccupations qui
ont suivies la crise financière asiatique et les possibilités d'une récession mondiale;
Andrew Smithers qui met en garde contre les dangers de la bulle spéculative aux
États-Unis; et plusieurs auteurs signalent les caractéristiques de la nouvelle gauche au
pouvoir dans plusieurs pays européens. En prime, on trouve une rubrique qui fait le tour
du monde en 200 sites web.
Le numéro 71, 3e trimestre 1997, de la revue du Cepii (Centre
d'études prospectives et d'informations internationales, Paris), Économie
internationale , est entièrement consacré au thème "Mondialisation,
convergence et inégalités". Ce numéro présente les avancées récentes, tant sur
le plan théorique qu'empirique, sur le thème très débattu de la convergence ou
divergence des niveaux de vie au niveau mondial. Mais il s'interroge aussi sur les
inégalités au niveau national, des régions ou des ménages. Enfin il aborde la question
des mécanismes qui génèrent les inégalités.
Le no 165 (décembre) de la revue Alternatives économiques
présente, dans l'article "La grande équation du commerce international", une
courte synthèse sur la relation fondamentale qui unit l'équilibre des échanges
extérieurs à l'équilibre épargne-investissement.
Dans son numéro de janvier 1999 (no 166), Alternatives économiques
présente un dossier sur l'euro, "Naissance d'une monnaie". Christian Chavagneux
nous présente, d'une part, la naissance de l'euro en six étapes, et d'autre part, les
conflits de pouvoir autour de cette centralisation monétaire. Centralisation qui,
paradoxalement selon l'auteur, renforcerait le poids des États nationaux.
Critique internationale se veut un carrefour pour animer le
débat public sur les grandes questions internationales. Son centre d'intérêt sera
l'interface entre les relations internationales et les dynamiques internes des
sociétés. Bien que la revue cherchera à "casser les cloisons entre les
disciplines", elle accordera une place particulière à l'économie politique.
(extrait du no 166 d'Alternatives économiques )
Ce Manière de voir le plus récent est composé de quatre grandes
sections sur la crise financière internationale, dont l'une portant plus spécifiquement
sur la "Contre-attaque avec ATTAQ". Avec des auteurs tels que Bernard Cassen et
René Passet, les textes de cette section abordent les questions de la fiscalité du
capital financier international (taxe Tobin sur la spéculation, taxe sur les
investissements directs étrangers etc.). L'un de ces textes ("Désarmer les
marchés") constitue la plate-forme de l'ATTAQ (L'association d'Action pour une taxe
Tobin d'aide au citoyen).
- Futuribles, no 230, avril 1998
On trouve dans ce numéro de la revue Futuribles deux textes fort
intéressants. L'un est du Québécois Simon Valaskakis "Mondialisation et
gouvernance. Le défi de la régulation publique planétaire". L'autre est de
l'économiste américain Paul Krugman dont l'artcile tente de répondre à la question
"Le capitalisme est-il trop productif?".
- Alternatives Économiques, no 163, octobre 1998
Le plus récent numéro de cette revue (qui arrive bien tard au
Québec!) nous offre un dossier de Christian Chavagneux, bien documenté, sur les
perturbations des marchés financiers internationaux. "Marchés financiers: la
menace" est composé de trois textes faisant le point sur la situation de la finance
internationale. Comment en est-on arrivé à une situation incontrôlable, qui peut
rapidement déboucher sur une crise mondiale ? Pourquoi les outils actuels de régulation
sont impuissants à prévenir cette crise ? Où en est l'état du débat parmi les
décideurs ? Ce dossier permet de bien saisir les véritables enjeux de la mondialisation
financière, responsable majeure du renforcement des acteurs ultralibéraux et de
l'affaiblissement des États.
- Sciences humaines

Le numéro Hors-série de juin-juillet 1997 de la revue Sciences
humaines présente un vaste dossier sur "La mondialisation en débat". On s'y
penche sur les logiques politiques et économiques qui marquent les changements en cours;
on présente les principaux acteurs, qu'il s'agisse des entreprises, des organisations
internationales ou des États; on aborde également les principaux enjeux actuels de cette
tendance lourde que représente la mondialisation, en particulier de la souveraineté des
États ou du rôle de la société civile mondiale.
Sur le thème de la mondialisation, il est important de distinguer les
problématiques particulières relevant de l'aspect financier de celui des échanges
commerciaux. Deux revues ont dernièrement fait paraître des dossiers sur l'un ou l'autre
de ces aspects:
- La revue Alternatives Economiques (no. 148)
Elle offre dans le no 148 de mai 1997 un dossier sur les marchés
financiers internationaux. Dans les divers textes de ce dossier, les auteurs
réfléchissent sur trois mesures envisageables et nécessaires: rétablir la stabilité
des changes, réguler les marchés et augmenter la fiscalité sur les revenus financiers.
On nous propose une courte bibliographie.
- La revue Sciences Humaines
Dans son no 57 de janvier 1996, propose quant à elle un dossier sur le
commerce: "Où va le commerce international?". Faisant un large rappel
historique et théorique, les auteurs réfléchissent également sur les tendances à
l'uvre et les mesures à prendre pour une régulation du commerce. On suggère
également une bibliographie.
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