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"La Grande Vadrouille, monographie d'une entreprise d'économie sociale en
aide domestique".
Passionnante à lire, cette nouvelle monographie d'une EESAD produite par le Laboratoire de recherche sur les pratiques et les politiques
sociales (LAREPPS-UQAM), sous la signature de Florence Vinit, Christian
Jetté et Mélanie Fontaine (mars 2002, 76 pp.).
Il s'agit de la quatrième monographie d'une série qui en comptera treize. Elle s'insère dans un vaste projet de recherche subventionné par le
Conseil québécois de la recherche sociale (CQRS).
On y décrit l'historique, la mission, le fonctionnement démocratique, l'organisation du travail, la dimension institutionnelle, les difficultés
et les espoirs de cet osbl qui oeuvre à Montréal, sur le territoire de
trois CLSC. Un constat se dégage, dans la foulée des trois autres
monographies déjà publiées: les salaires offerts aux travailleuses sont si
faibles que cela entraîne un fort taux de rotation du personnel, donc une
insuffisance de personnel, donc une liste d'attente de clients potentiels
non desservis. Le sentiment d'appartenance des travailleuses à l'entreprise
est conséquemment plus difficile à développer, d'où un fonctionnement
démocratique plus complexe à déployer. L'entreprise n'arrive à facturer que
64 % des heures travaillées par le personnel (p. 38): or, le gouvernement a
conçu un montage financier où les entreprises factureraient 80% des heures
rémunérées. Bref, les conditions ne semblent guère réunies à l'heure
actuelle pour que les objectifs de l'économie sociale soient atteints de
façon satisfaisante, tant pour les usagers que pour les travailleuses. Il
sera intéressant de lire les neuf autres monographies à venir et de tracer
un portrait global de ces expériences prometteuses, malgré les contraintes.
Saluons donc le courage de ces EESAD qui se démènent entre la bureaucratie gouvernementale, un sous-financement stérilisant, les besoins
des usagers et ceux de leurs travailleuses! Pour se procurer la monographie
au modique coût de 6 $: larepps@uqam.ca ou 514-987-3000 poste 8326 .
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Les
organismes communautaires et la réorganisation
"Les
organismes communautaires au Québec: rapport de recherche sur la
réorganisation du réseau de la santé et des services sociaux et les
transformations dans les pratiques des organismes
communautaires". Par Jean-François René, Danielle Fournier,
Michelle Duval et Suzanne Garon. Coédité par Relais-Femmes et le
Centre de formation populaire, 2001, 211 pp.
Passionnants
à lire les résultats de cette recherche auprès de 534 groupes
communautaires. On y mesure les effets de la réorganisation du
réseau de la santé et des services sociaux sur les pratiques des
groupes. Une des conclusions: "Respecter l'autonomie des
organismes, c'est prendre en considération qu'ils ont des pratiques
d'évaluation bien ancrées dans leurs us et coutumes, pratiques qui
risquent de se perdre à force d'être soumises aux pressions
extérieures des bailleurs de fonds" (p. 208).
Une autre
citation, pour vous donner envie de lire le rapport de la recherche:
"Plus du tiers (36,8%) des organismes ont eu, au cours des cinq
dernières années, un ou des employés réguliers qui ont dû quitter
leur emploi, temporairement ou définitivement, pour des motifs
reliés à l'épuisement professionnel. Les causes sont liées à la
surcharge de travail découlant de l'augmentation de la demande de
services, de la multiplication des instances de concertation et de
l'augmentation des exigences des bailleurs de fonds" (p. 91).
En vente au
bas prix de 22,95 $ (taxe et frais de poste inclus) au Centre de
formation populaire, 65 de Castelnau ouest, bur. 301, Montréal H2R
2W3. 514-842-2548.
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L'économie
sociale et solidaire
S'associer pour entreprendre autrement
Danièle Demoustier
Syros Alternatives
Economiques, Paris, 2001
1901-2001:
voilà un siècle que la liberté d'association existe en France, et
l'économie sociale (associations, coopératives et mutuelles) est
plus que jamais un projet d'avenir ! Parce que c'est un secteur
économique en pleine croissance, avec plus de 7 millions d'emplois et
des dizaines de millions d'adhérents et de bénévoles. Et parce
qu'il traduit concrètement, face aux risques de marchandisation de la
société, des aspirations pour une économie plus humaine et des
entreprises plus démocratiques et moins avides de profit. Non sans
mal parfois. Aujourd'hui, malgré leur bilan flatteur, les salariés
et les militants de ce secteur doutent: pourquoi n'ont-ils pu endiguer
la précarité, les inégalités sociales, la pollution, la violence,
etc., dans les années 1980-90 ? l'économie sociale aurait-elle trahi
sa philosophie initiale de solidarité en ne s'occupant plus que des
classes moyennes capables de se payer une assurance maladie ou
l'adhésion à un club sportif ? manque-t-elle de moyens ? est-elle
inefficace ?
Ce livre
redonne du sens et des moyens à ces militants et dirigeants parfois
désemparés mais toujours combatifs. Le lecteur y trouvera d'une part
une présentation historique des origines de l'économie sociale, de
ce qui fait son unité mais aussi sa diversité ; et d'autre part une
discussion critique de ses problèmes actuels et des évolutions
proposées. Abondamment nourri d'exemples concrets, ce livre est donc
un précieux outil pour la réflexion et pour l'action.
Danièle
Demoustier est maître de conférence en économie à l'Institut d'Etude
Politiques de Grenoble. Elle y dirige notamment un Cess
"Développement des activités et entreprises d'économie
sociale" et intervient dans de nombreux séminaires de formation
pour ces organismes ou lors d'assemblées générales de sociétaires.
Voici ses
coordonnées :
Danièle Demoustier
ESEAC
Institut d'Etudes Politiques de Grenoble BP 48
38040 Grenoble cedex 9
Tél. 04 76 82 60 64
Fax. 04 76 82 60 64
daniele.demoustier@iep.upmf-grenoble.fr
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Document sur
l'économie solidaire du Secrétaire d’État à l’économie
solidaire auprès de la Ministre de l’emploi et de la solidarité
- France. En format PDF.
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EMPLOI, ÉCONOMIE SOCIALE ET DÉVELOPPEMENT LOCAL. LES NOUVELLES FILIÈRES?
Tel est le titre d'un livre écrit sous la direction d'Yvan Comeau, L.
Favreau, B. Lévesque et M. Mendell, Sainte-Foy, Presses de l'Université du
Québec, 2001. 336 pages.
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