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Préparé par Bernard Cantin et Corinne Gendron


  • Per una economia di equita nella dignita (Pour une économie d’équité dans la dignité)
    Lavinia Sommaruga Bodeo, Édition FCE-Stampa Natura e Solidarieta, 1999. nouveau.gif (222 octets)

Ce collectif propose des contributions de Lavinia Sommaruga Bodeo, de Ricardo Petrella, de Marcos Arruda et d’Alain Touraine sur le thème de la mondialisation. Il propose une vision éminemment critique du phénomène, mais offre également des pistes de réflexions ainsi que des expériences concrêtes telles que les initiatives organisées en Suisse à l’occasion de la Campagne Nord-Sud pour un développement durable lancée en 1997 par la communauté de travail.

  • An Introduction to Ecological Economics, par Robert Costanza, John Cumberland, 
    Herman Daly, Robert Goodland et Richard Norgaard, 1997, St-Lucie Press, 275 p. nouveau.gif (222 octets)

Publié sous l’égide de l’ISEE (International Society fo Ecological Economics), ce manuel présente sous une forme assez objective les questions abordées par l’économie écologique et le traitement qu’elle en propose. Il est divisé en quatre parties : 1. Les grands problèmes de l’humanité (environnement et pauvreté); 2. L’historique de l’économie écologique; 3. Ses problèmes et ses principes; 4. Les politiques, institutions et instruments de l’économie écologique.

  • The Green Economy, Michael Jacobs, UBC Press, Vancouver, 1993, 312 p. nouveau.gif (222 octets)

Michael Jacobs propose dans ce manuel une approche hétéroxode de l’économie environnementale qui se veut critique par rapport à l’approche qu’il qualifie de néoclassique. L’approche néoclassique qui aborde principalement la question de l’environnement à travers le concept de coûts constitue le courant actuellement dominant de cette sous-discipline suite à la large diffusion du rapport Pearce intitulé Blueprint for a Green economy.

  • Investissement et environnement, Marcelle Genné, Economica, Paris 1996 nouveau.gif (222 octets)

Cet ouvrage essentiellement technique propose une série de méthode d’évaluation des projets d’investissement telles que la méthode des prix de référence, et celle des effets. On peut y lire une étude de cas sur le projet Grande Baleine.

 

La crise écologique : état des lieux

  • Alain Lipietz, Qu'est-ce que l'écologie politique? La Grande transformation 
    du XXIe siècle
    , La découverte, Paris, 1999, 125 p.

    Un peu la suite de Vert espérance, cet ouvrage tente de cerner ce qu'est l'écologie politique. Lipietz définit l'écologie politique comme une écologie de l'espèce humaine, la positionne par rapport à l'écologie sociale et le courant de l'écologie profonde (avec laquelle il ne voit pas d'antinomie), tente de faire un rapprochement pas toujours très convainquant entre le mouvement ouvrier et le mouvement vert, et tente une analyse de la problématique écologique comme une "autre" crise de la rareté dans une perspective régulationniste et polanyienne. En résumé, même si l'ouvrage comporte un certain intérêt et propose une perspective originale de la problématique environnementale, nous n'avons pas été très convaincus par certains propos de l'auteur qui, nous semble-t-il, coupe parfois les coins ronds.

  • Beaud, Michel et Calliope, et Bouguerra, Mohamed Larbi (dir.), L’État de l’environnement 
    dans le monde
    , La Découverte/Fondation pour le progrès de l’homme, 
    Paris 1993, 438 p.

Ouvrage de référence publié à l’initiative du Groupe de Vézelay (qui a notamment donné naissance à l’Alliance pour un monde responsable et solidaire), cet ouvrage incontournable rassemble d’innombrables contributions sous forme de courts articles, dont celles de plusieurs Québécois (Venant Cauchy, Jules Dufour, Jean-Pierre Reveret, Jean-Guy Vaillancourt).

Table des matières. Les Hommes et la Planète. La prise de conscience. Les atteintes. Les sources. Acteurs et positions. État des lieux. Les pays industrialisés capitalistes. Les pays marqués par l’économie planifiée. L’ancien tiers monde. Les " entre-mondes ". Face aux futurs. Tendances. Enjeux internationaux. Convictions pour agir. Pistes.

  • BROWN, Lester R., L'état de la planète, La Découverte (annuel à partir de 1994)

Lester Brown publie annuellement et depuis plusieurs années un ouvrage collectif comportant plusieurs articles fouillés faisant état de différentes problématiques environnementales telles que par exemple le transport.

  • Worldwatch Institute (dir. par Brown), Tableau de bord de la planète. 
    Environnement, économie, société
    , La Découverte, 1993, 125 p.

"Ce Tableau de bord de la planète propose une analyse originale des tendances lourdes, sur plusieurs décennies, qui dessinent dès aujourd'hui l'avenir de la planète. Les chercheurs du Worldwatch Institute (Washington) ont méticuleusement rassemblé des données sélectionnées grâce à l'expertise d'un réseau mondial d'information. Ils ont ensuite établi 42 indicateurs-clés qui permettent de détecter et d'illustrer les évolutions significatives dans les domaines de l'environnement, de l'Économie et de la société."

  • Ki-Zerbo, Joseph, Compagnons du soleil. Anthologie de grands textes de l’humanité 
    sur les rapports entre l’homme et la nature
    .
    La Découverte/Unesco/FPH, 
    Paris, 1992, 681 p.

Cet ouvrage unique en son genre débute par une présentation permettant de retracer les origines de la pensée écologiste moderne et de comprendre les rapports entre l’homme et la nature à travers l’histoire.

Table des matières. Les premiers temps humains. Mille ans de transition du VIIe au XVIe siècle. Du XVIe au XXe siècle.

Essais

  • JONAS, Hans, Le principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique
    Les éditions du cerf, Paris, 1992, 336 p.

Ce livre important de tradition philosophique pose le problème des nouvelles irréversibilités entraînées par l’activité humaine et la nécessité de poser les jalons d’une nouvelle éthique fondée sur l’idée de responsabilité.

" Le prométhée définitivement déchaîné, auquel la science confère des forces jamais encore connues et l’économie son impulsion effrénée, réclame une éthique qui, par des entraves librement consenties, empêche le pouvoir de l’homme de devenir une malédiction pour lui. La thèse liminaire de ce livre est que la promesse de la technique moderne s’est inversée en menace, ou bien que celle-ci s’est indissolublement alliée à celle-là. Elle va au delà du constat d’une menace physique. La soumission de la nature destinée au bonheur humain a entraîné par la démesure de son succès, qui s’étend maintenant également à la nature de l’homme lui-même, le plus grand défi pour l’être humain que son faire ait jamais entraîné. Tout en lui est inédit, sans comparaison possible avec ce qui précède, tant du point de vue de la modalité que du point de vue de l’ordre de grandeur : ce que l’homme peut faire aujourd’hui et ce que par la suite il sera contraint de continuer à faire, dans l’exercice irrésistible de ce pouvoir n’a pas son équivalent dans l’expérience passée (...) La terre nouvelle de la pratique collective, dans laquelle nous sommes entrés avec la technologie de pointe, est encore une terre vierge de la théorie éthique. " P. 13

Table des matières. Chapitre premier. La transformation de l’essence de l’agir humain. L’exemple de l’Antiquité. Signes distinctifs de l’éthique jusqu’à présent. Nouvelles dimensions de la responsabilité. La technologie comme " vocation " de l’humanité. Anciens et nouveaux impératifs. Les formes antérieures de " l’éthique du futur ". L’homme en tant qu’objet de la technique. La dynamique " utopique " du progrès technique et l’excès de la responsabilité. Le vide éthique. Chapitre II. Questions de fondements et de méthode. Savoir idéal et savoir réel dans " L’éthique de l’avenir ". Priorité du mauvais pronostic sur le bon. L’élément du pari dans l’agir. L’obligation de l’avenir. Être et devoir. Chapitre III. Les fins et leur position dans l’être. Le marteau. La cour de justice. La marche. L’organe de digestion. La réalité de la nature et la validité : de la question de la fin à la question de la valeur. Chapitre IV. Le bien, le devoir et l’être : théorie de la responsabilité. Ëtre et devoir. Théorie de la responsabilité : premières différenciations. Théorie de la responsabilité : parents et hommes d’État comme paradigmes éminents. Théorie de la responsabilité : l’horizon de l’avenir. Jusqu’où la responsabilité politique s’étend-elle vers l’avenir ? Pourquoi jusqu’à présent la " responsabilité " n’occupait pas le centre de la théorie éthique. L’enfant - l’objet élémentaire de la responsabilité. Chapitre V La responsabilité aujourd’hui : l’avenir menacé et l’idée de progrès. L’avenir de l’humanité et l’avenir de la nature. Le menace de malheur contenue dans l’idéal baconien. Le marxisme ou le capitalisme peuvent-ils mieux parer au danger ? Examen concret des chances abstraites. L’utopie de " l’homme véritable " seulement à venir. L’utopie et l’idée de progrès. Chapitre VI La critique de l’utopie et l’éthique de la responsabilité. Les damnés de la terre et la révolution mondiale. Critique de l’utopisme marxiste. De la critique de l’utopie à l’éthique de la responsabilité.

  • FERRY, Luc, Le nouvel ordre écologique. L’arbre, l’animal et l’homme.  
    Grasset, Paris, 1992.

Ce livre fort controversé et dénoncé par plusieurs comme anti-écologiste alimente néanmoins une réflexion incontournable sur les dérives de la deep ecology, et le potentiel absolutiste et anti-démocratique d’une protection de la nature pensée hors de l’humanisme. Si l’interprétation historique et la lecture que propose Ferry de certains auteurs (dont celle de Jonas) est contestable, il n’en demeure pas moins qu’il met le doigt sur ce qui constitue à notre avis un dilemme fondamental au coeur des assises philosophiques et morales de la protection de l’environnement d’une part, et de leurs répercutions au plan politique d’autre part.

Table des matières. Avant-Propos : les parenthèses de l’humanisme. Première partie : L’animal ou la confusion des genres. L’Homme d’anti-nature. La " libération animale " ou le droit des bêtes. Ni homme ni pierre : l’être équivoque. Deuxième partie : Les ombres de la Terre. Penser comme une montagne : le grand dessein de " l’écologie profonde ". L’écologie nazie : les législations de novembre 1933, juillet 1934 et juin 1935. L’éloge de la différence ou les avatars du gauchisme. Le cas de l’écoféminisme. L’écologie démocratique et la question des droits de la nature. Épilogue: Nationalisme et cosmopolisme : Les trois cultures.

  • Duclos, Denis, Nature et démocratie des passions, PUF, 1996, 310 p.

Oeuvre d’un sociologue/anthropologue, ce livre propose une réflexion poussée sur la conception de la nature et son irréductible altérité. " À l’envers de l’argent qui circule entre nous (...) la nature ne circule pas. C’est nous qui circulons à sa surface, à l’intérieur de son unité vitale. La nature ne se partage pas. C’est nous qui nous partageons à son contact, révélant l’irréductibilité de nos passions distinctes : celle de ranger, celle de dominer, celle d’évoquer l’interdit, celle, enfin, de nous identifier à de purs sujets des actes. En nous indiquant la limite commune de ces sentiments incoercibles, et leur indispensable séparation par l’espace non domestiqué, la nature nous ouvre un champ politique inédit, et peut-être salvateur ". On trouvera un résumé de la pensée développée par l’auteur dans un récent numéro de la revue du M.A.U.S.S. : Duclos, Denis, " Démocratie des passions, société ouverte, respect du vivant ", La revue du M.A.U.S.S. semestrielle, No 9, 1er septembre, 1997, La Découverte/MAUSS, Paris, pp. 284-296

  • Lipietz, Alain, Vert espérance. L’avenir de l’écologie politique, La découverte, 
    Paris, 1993, 144 p.

Dans cet essai, Lipietz compare et propose une transition entre le rouge et le vert, c’est à dire entre le socialisme et l’écologie. S'appuyant sur un parrallèle constant entre les enjeux de la société fordiste caractérisée par le rapport salarial, et ceux de la société post-fordiste où s'affrontent une pluralité d'acteurs sociaux, l'auteur explique comment le nouveau paradigme écologique est porteur des changemens revendiqués par l'ensemble des mouvements sociaux. "La différence avec le Rouge, écrit-il, saute aux yeux cependant : l'adversaire est multiple, difforme, il existe dans la tête de chacun d'entre nous; le sujet est diffus, complexe, traversé de contradictions".

Avant-propos : À un ami de gauche qui hésite encore à voter écologiste. I Exigences anciennes, espérances nouvelles. Écologie sans conscience n’est que ruine de l’âme. Écologie et démocratie. Écologie politique et mouvement ouvrier : similitude et différences. Le libéralisme : triomple et déclin. L’écologie : une logique économique post-socialiste. II Internationalisme et mondialisme. Du jardin à la planète. Pour un internationalisme modeste. Nord-Sud : partage du monde réel ou concept dépassé ? La conférence de Rio et le nouveau rapport Nord-Sud. Contre Maastricht, parce que pour l’Europe. Maintenant, recoudre. III Une force politique nouvelle. Les verts et les autres. L’urgence écologiste.

  • JACQUARD, Albert, Voici le temps d’un monde fini, Éditions du Seuil, 1991, 183 p.

Dans ce petit livre convainquant et facile à lire, Albert Jacquard explique l’importance de tenir compte désormais de la finitude de la planète, et l’urgence de mettre les extraordinaires moyens techniques développés au cours des siècles au service de l’humanité.

Table des matières. Première partie. Un regard nouveau. Re-naissance du temps. Évanescence de la matière. Ouverture de la logique. Seconde mort du dieu Hasard. Banalisation de la vie. De l’individu au " dividu ". La personne, fille de l’espèce. Deuxième partie. Une réalité nouvelle. " Emplissez la Terre ". " ...Et soumettez-là ". L’économie de marché, masque de la réalité. Vers une humanité adulte. Serons-nous tous des epsilons ?

  • JURDANT, Michel, Le défi écologiste, Boréal, Montréal, 1988.

Ce livre écrit par un Québécois d’origine belge se réclamant notamment de Bookchin est un vaste réquisitoire contre la société productiviste, délibérément ancré dans la réalité québécoise, et qui aborde la plupart des thèmes chers aux écologistes : surpopulation, énergie, productivisme, science, inégalités, politique.

Table des matières : Première partie : Le monde de la surabondance au bord de l’absurde. La société industrielle démystifiée. La crise écologique. Écologie et écologisme. Les grands principes de l’écologie. Deuxième partie : La croissance de la destruction de ressources de la nature. L’énergie-drogue. L’eau confisquée. La forêt qui fout le camp. Une agriculture pour les riches. Un environnement rentable. Troisième partie : La croissance de la dégradation de la vie humaine. Une science sans conscience. Le productivisme ou perdre sa vie à la gagner. Tant vaut le village tant vaut le pays. Une santé qui nous échappe. Une école qui hiérarchise. L’escalade de la violence. Quatrième partie : La croissance des inégalités entre les humains. La femme objet. L’enfant oublié. Le jeune programmé. Le vieillard inutile. Le tiers-monde prolétarisé. L’échange avec les autochtones : égal ou inégal ? Cinquième partie : La croissance du pouvoir technocratique. La politique-spectacle. Le pouvoir technocratique. Sixième partie : la révolution écologiste. L’écosociété. La convergence alternative. Un programme politique écolo. Que faire ?

Les rapports mondiaux : général

  • Meadows, Donella H., Meadows Dennis L., Randers, Jorgen, Behrens III, William W.,
    The limits to growth, 2ième édition, Potomac Associates Book, 
    New York, 1972, 1974, 207 p.

The Limits to growth, ou rapport Meadows ou encore rapport du Club de Rome a été accueilli avec beaucoup de septicisme lors de sa publication en 1972 et a même donné lieu à des répliques. Cet ouvrage qu’on peut qualifier de néo-malthusien souligne le caractère insoutenable de la croissance exponentielle. Ses conclusions principales sont les suivantes : 1. Si la croissance actuelleen terme de population, d’industrialisation, de pollution, de production agricole et d’épuisement des ressources se poursuit, on risque d’atteindre les limites de la croissance sur la planète au cours des cent prochaines années. Comme résultat probable, on peut s’attendre à un déclin soudain et incontrôlable dans la population comme dans les capacités industrielles. 2. Il est possible de limiter la croissance et de mettre en place les conditions d’une stabilité écologique et économique qui soit durable dans le futur. L’équilibre global devrait être pensé de manière à ce que les besoins matériels de base de chaque personne soient satisfaits, et que chacun ait une chance égale de réaliser son potentiel humain individuel. 3. Si le monde opte pour une telle politique, le succès sera d’autant plus grand que les actions seront entreprises tôt.

Table des matières. La nature de la croissance exponentielle. Les limites de la croissance exponentielle. La croissance dans le système mondial. La technologie et les limites de la croissance. L’état d’équilibre global.

  • Commission mondiale sur l'environnement et le développement (Rapport Bruntland), 
    Notre avenir à tous
    ,
    éditions du Fleuve, 1988, 432 p.

C'est dans ce rapport que l'on trouve le définition la plus diffusée du développement durable : un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. C'est en quelque sorte le livre fondateur du concept de développement durable. Daly dit de ce rapport qu'il n'est pas sans ambiguïtés, dont celle de reconnaître la nécessité mesurée de la croissance économique. En eût-il été autrement que le rapport n'aurait pas connu le succès retentissant qui fut le sien, affirme-t-il.

Table des matières. Une Terre, un monde. Première partie : préoccupations communes. Un avenir compromis. Vers un développement soutenable. Le rôle de l'économie mondiale. Deuxième partie : problèmes communs. Population et ressources humaines. Sécurité alimentaire : soutenir le potentiel. Espèces et Écosystèmes : Les ressources au service du développement. Énergie : des choix pour l'environnement et le développement. Industrie : Produire plus avec moins. Le défi urbain. Troisième partie : efforts communs. La gestion du patrimoine commun. Paix, sécurité, développement et environnement. Vers une action commune : proposition en vue d'une réforme institutionnelle et juridique.

  • Sachs, Ignacy, L'écodéveloppement. Stratégies de transition vers le XXIe siècle
    Syros, Paris, 1993, 120 p.

Ce petit livre est présenté à la fois comme un bilan du Sommet de la Terre, une réflexion sur l'après-Rio et un ensemble de stratégies de transition vers l'écodéveloppement. L'auteur y développe un concept d'écodéveloppement à cinq dimensions : la durabilité sociale, la durabilité économique, la durabilité écologique, la durabilité spatiale et la durabilité et la culture.

Table des matières. Première partie : Un développement équitable respectueux de l'environnement. De Stockholm à Rio. Un cadre conceptuel. Les cinq dimensions de l'écodéveloppement. Du concept à l'action. Faire face à l'explosion urbaine. Stratégies de transition : les prémisses. Buts commun, contraintes différentes. L'action mondiale. Seconde partie : Quelles suites donner au Sommet de la Terre ? Un premier bilan. Du concept àl'action : promouvoir des Agendas 21 locaux. De l'action au concept : l'apprentissage par la pratique.

  • Groupe de Lisbonne, Limites à la compétitivité. Vers un nouveau contrat mondial
    Boréal, 1995, 225 p.

Le Groupe de Lisbonne compte notamment Riccardo Petrella (Bruxelles) ainsi que deux Québécois : Daniel Latouche et Pierre-Marc Johnson. Petrella poursuit la réflexion amorcé dans cet ouvrage dans deux ouvrages, dont un sur le bien commun, et l'autre sur un contrat mondial de l'eau.

Dans cet ouvrage collectif dont le titre rappelle celui du rapport Meadows, les auteurs se penchent sur la problématique de la mondialisation et s'inquiètent des limites nationales du système de pouvoir démocratique en regard de la globalité de la crise écologique. Convaincus du fait qu'à l'échelle de la planète, la compétition s'avère un mode de régulation désastreux aux plans environnemental et social, ils plaident en faveur d'un nouveau contrat mondial régi par un gouvernement international.

Table des matières. Introduction : des buts pour la planète. Chapitre 1. Un monde global en gestation. Images d’un monde global. La réorganisation de l’économie et de la société mondiales, Implications et conséquences. Chapitre 2. Le nouveau " monde global " à l’heure de la compétitivité. Les problèmes de transition. Caractéristiques du nouveau " monde global " concurrentiel. Chapitre 3. La compétitivité peut-elle gouverner la planète ? Un choix critique. La solution prédominante : la compétitivité. Chapitre 4. Vers une gouverne mondiale efficace. Le processus et les modalités. L’émergence de régimes non concurrentiels. La prochaine étape : quatre contrats sociaux mondiaux. Conclusion. L’hégémonie n’est pas la solution.

Les rapports mondiaux : position du monde des affaires

  • Willums, Jan-Olaf et Goluke, Ulrich, From Ideas to Action. Business and Sustainable development.  
    The Greening of Enterprise 1992. UNCED Edition. Chambre de Commerce Internationale et Ad Notam Gyldendal, 
    1992, 351 p.

Un ouvrage dans la ligné de Changer de cap préparé par la Chambre de commerce internationale dans le cadre des activités de la conférence des Nations-Unis sur l’environnement et le développement. On y trouve une présentation exhaustive des 16 principes de la Charte des entreprises pour le développement, ainsi qu’une apologie de la gestion environnementale se terminant par une présentation de quelques success story dont celle de Monsanto (bien connue pour son excellence environnementale !). Le concept de développement durable défendu ici inclut l’idée d’une croissance économique soutenue, mais dans le cadre d’un équilibre écologique.

Table des matières. La Terre - Notre actif. La réponse des entreprises au développement durable. La Charte des entreprises pour le développement durable de la Chambre de commerce internationale. Portraits environnementaux d’entreprises. La déclaration de Rio et la Charte de l’ICC.

  • Schmidheiny, Stephan, Changer de cap. Réconcilier le développement de l'entreprise et la protection de l'environnement, Dunod, Paris, 1992 (en collaboration avec le Business Council for Sustainable Development).

Ce livre a été écrit à la demande de Marice Strong, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement par un industriel suisse en collaboration avec une cinquantaine de patrons d'entreprises (le BCSD) en vue de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement de 1992. Il cherche à présenter le point de vue de l'industrie et des entreprises sur la question du développement durable.

"Le développement durable réconcilie deux mondes qui se sont trop longtemps ignorés, ceux du développement éconmique et de la sauvegarde de l'environnement. Non seulement il n'y a pas divorce entre les deux notions, mais à la longue, il n'y a pas de développement sans prise en compte de l'environnement. L'entreprise va jouer un rôle essentiel dans le devenir de la planète. Telle est la conviction des auteurs de ce livre, un club de cinquante chefs d'entreprise représentant quelques uns des plus grands groupes actuels. Ils s'expliquent dans ce libre et présentent des cas concrets faisant appel à de nouveaux rapports entreprise-environnement. Il s'agit maintenant de mobiliser les énergies pour inventer des formes de coopération originales entre les États, les entreprises et la société en général. L'environnement doit s'inscrire au coeur même du processus de production : conception des produits et des procédés, récupération et élimination des déchets, meilleur usage de l'énergie et des matières premières, coopération technologique, formation des hommes, tout est à repenser de fond en comble. C'est d'un changement de cap qu'il s'agit. Les chefs d'entreprise qui auront su intégrer à temps le double défi du développement économique et de la préservation de l'environnement disposeront d'atouts concurrentiels majeurs dans la compétition internationale."

Table des matières. Chapitre 1. L'objet de l'entreprise : un développement durable. Un avenir durable. Un défi pour l'entreprise. Chapitre 2. L'environnement en termes économiques : marché, coûts, outils. Induire le changement. Trouver le bon dosage. Chapitre 3. L'énergie et le marché. L'amélioration des rendements énergétiques. Compatibilité à long terme entre l'option énergétique et les schémas de consommation. Des stratégies énergétiques à long terme pour les pays en voie de développement. Concrétiser les choses. Chapitre 4. Le financement de formes de développement durable. Chapitre 5. Quel commerce pour un développement durable ? Le commerce et l'écologie. Changer les règles. Vers un développement durable. Chapitre 6. Une révolution culturelle. Prendre les devants. Le développement durable : une perspective. Mobiliser les partenaires autour d'une perspective. Nouveaux marchés, nouvelles stratégies de management. L'évaluation des résultats. Chapitre 7. Le processus de l'innovation. Des procédés plus propres grâce à la prévention de la pollution. La prévention de la pollution : pratiques. Ce qui empêche de prévenir la pollution. Tenir compte de tout le cycle de vie pour faire des produits plus propres. Les défis qui nous attendent. Chapitre 8. Coopération technologique et développement durable. Chapitre 9. Agriculture et sylviculture : pour une gestion raisonnée des ressources renouvelables. Alimentation et agriculture. La sylviculture. Chapitre 10. Leadership et développement durable dans les pays en voie de développement. Obstacles et opportunités. Les options ouvertes aux responsables d'entreprise. Études de Cas : Quelques tentatives réussies sur la voie du développement durable. Chapitre 11. Gérer le changement dans l'entreprise. Chapitre 12. Gérer la coopération entre entreprises. Chapitre 13. Gérer le partenariat avec toutes les parties intéressées. Chapitre 14. Gérer la coopération financière. Chapitre 15. Gérer des productions plus propres. Chapitre 16. Gérer des produits plus propres. Chapitre 17. Utilisation durable des ressources.

Livres/écologie politique

  • Beck, U., 1995, Ecological Politics in an Age of Risk. Cambridge, Polity Press.

Un livre fascinant et riche. Sa contribution dépasse de loin la seule question environnementale. Sa thèse est que la société industrielle actuelle, ou société du risque doit être ré-interprétée au regard d'une vision écologiste, mais pas naturaliste. Il y a nouveauté de par l'ampleur des risques que le développement technologique fait courir à l'humanité et dont on n'a commencé que récemment à mesurer l'ampleur, sans en connaître la fin. Il y a trois conséquences majeures à voir la société ainsi: d'abord, l'État-providence assuranciel est dépourvu face à l'ampleur des risques; ensuite, pour contourner ce problème, la technocratie noie la responsabilité à l'aide de son outil privilégié, la science, c'est la politique de la normalisation: on ne peut pas prouver que…implique que le fardeau de la preuve réside sur ceux qui doutent; enfin, la principale source du changement vient des effets de la technologie elle-même et des oppositions qu'elle suscite: l'improbable se réalise, de façon de plus en plus évidente…

  • Cotgrove, S., 1982, Catastrophe or Cornucopia. The Environment, Politics and the Future. Chichester  
    New York - Brisbane - Toronto - Singapore, John Wiley and Sons.

L'argument central de cet étude anticipe l'analyse de Beck: le mouvement environnementaliste fournit une crystalisation et l'expression d'anxiétés qui sont endémiques au capitalisme industriel et qui touchent à la base morale et à la cohésion de notre société. La base sociale de ce mouvement, issue essentiellement de la nouvelle classe moyenne, est particulièrement vulnérable et exposée aux effets de la civilisation marchande. Leurs emplois les situent hors du marché. Professeurs, travailleurs sociaux, docteurs, chercheurs et académiciens sont sensibles aux limites de l'intérêt individuel et aux dangers du marché. Les environnementalistes cherchent à ramener les questions morales au centre du débat.

  • Daly, H. E. and J. B. Cobb Jr., 1994, For the Common Good. Redirecting the Economy 
    toward Community, the Environment, and a Sustainable Future
    . Boston, Beacon Press.

L'un des premiers ouvrages à remettre en question la primauté de l'économie dans tous les domaines, y compris dans l'enseignement, et sa tendance à modéliser. La notion d'Homo Oeconomicus est particulièrement insatisfaisante dans la mesure où il désincarne l'humain de son milieu social et naturel. La notion de taux d'escompte pour mesurer le rendement des investissements n'a aucun sens dans une perspective de très long terme. Prônent un retour à la communauté (pas uniquement dans un sens territorial pusiqu'on parle aussi des générations futures), à l'engagement dans un projet collectif.

  • Dryzek, J. S., 1987, Rational Ecology. Environment and Political Economy., Basic Blackwell.

Un peu lourd, mais à lire quand même. L'auteur commence en montrant comment les mécanismes actuels de choix social que sont le marché, les systèmes administratifs, la polyarchie, le droit, la persuasion morale et la structure anarchique internationale, sont peu adaptés à la crise environnementale. Cette évaluation est méthodique et basée sur cinq critères. L'auteur propose, inspiré par Habermas, que l'innovation institutionnelle passe par l'institutionalisation de la "raison pratique" dans les mécanismes de choix social. La raison pratique inclut l'examen rationnel et la proposition d'objectifs et de moyens, dans le cadre d'un processus d'apprentissage communautaire, plutôt que de valoriser la rationalité instrumentale pour la poursuite de fins privées. La raison pratique, de plus, exclut la manipulation instrumentale de conditions sociales et la poursuite de fins privées dans l'arène publique, n'acceptant que des stratégies de résolution de problèmes sur une base collective, participative et discursive. L'auteur termine en explorant les attraits de la décentralisation radicale des organisations économiques, sociales et politiques.

  • Eckersley, R., 1992, Environmentalism and Political Theory. Toward an Ecocentric Approach. Albany, State University of New York Press.

L'auteur propose un tour d'horizon complet (le plus complet que je connaisse) des diverses écoles de pensée écologique. Il s'agit en fait d'une philosophie politique de l'écologie, qui prend position en faveur de l'écocentrisme et des approches qui, véritablement, accordent une valeur à la nature qui ne soit pas une valeur instrumentale ou anthropocentrique. On peut être d'acord ou non, mais on ne devrait pas passer à côté.

  • Goodin, R. E., 1992, Green Political Theory. Cambridge, UK, Polity Press.

L'auteur tente de trouver ce qu'il y a de véritablement unique dans l'écologie politique, qui la distingue d'autres idéologies politiques. Sa réponse: quelque chose qui ressemble à l'unicité ou l'authenticité, ou encore l'individualité. On retrouve ainsi des similitudes importantes entre le mouvement de conservation du patrimoine et le mouvement écologique.

  • Hajer, M. A., 1995, The Politics of Environmental Discourse: Ecological Modernisation 
    and the Policy Process
    . Oxford, Oxford University Press.

Hajer propose une analyse constructiviste, inspirée de Foucault, des politiques environnementales, en comparant les politiques sur les pluies acides aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. L'un des intérêts de sa thèse est d'approfondir la notion de modernisation écologique, dont le rapport Bruntland (qui introduit le concept de développement durable) est une manifestation. La modernisation écologique, un processus encore en marche, est en fait un changement dans la nature du conflit politique entourant les questions environnementales et qui repose sur les points suivants: 1- on ne conteste plus la validité des énoncés décrivant l'ampleur des problèmes écologiques: ce sont plutôt les interprétations des problèmes et les solutions envisagées qui sont en cause; 2- le rôle de la science n'est pas de prouver qu'il y a des dommages environnementaux, mais de déterminer leur acceptabilité d'un point de vue écosystémique; 3- plutôt que d'être un coût pour les entreprises et la société, la prévention de la pollution représente un investissement; 4- la nature est un bien public, qu'il faut gérer en commun; ce qui s'oppose à l'idée antérieure pour laquelle la nature était un bien gratuit qui pouvait être utilisée comme réservoir de nos déchets; 5- le fardeau de la preuve repose de plus en plus sur les pollueurs potentiels plutôt que sur les victimes de la pollution; 6- les pratiques participatives sont revues afin de mettre fin aux antagonismes entre l'État et le mouvement environnemental. En contrepartie, ce dernier reconnaît la légitimité du marché et de l'État pour trouver des réponses aux problèmes environnementaux.

  • Jänicke, M. and H. Weidner, 1997, National Environmental Policies. A Comprehensive Study of Capacity Building, Springer.

L'ouvrage de comparaison des politiques environnementales le plus complet à ce jour, aux plans théorique et empirique,. Le recueil est construit à l'aide de spécialistes des politiques et institutions de protection de l'environnement provenant de la vingtaine de pays étudiés, dont quelques pays en développement. Un must.

  • Ostrom, E., 1990, Governing the Commons: the Evolution of Institutions for Collective Action. Cambridge, Cambridge University Press.

L'ouvrage revoit la caractérisation des problèmes environnmentaux proposée par Garret Hardin dans "The Tragedy of the Commons". Ce dernier voyait ces problèmes comme conséquence de l'incapacité de coopérer des individus égoïstes (à la Mancur Olson) en l'absence de droits de propriété clairement définis, et justifie ainsi le rôle de l'État et du marché. Ostrom montre que cette caractérisation est fausse dans la mesure où de tout temps et en tout lieux, les sociétés humaines ont été amenées à coopérer et à trouver des solutions communes. Sur la base de divers exemples de coopération contemporains, et d'une construction théorique qui devrait rendre Olson jaloux, Ostrom trace les grands traits insitutionnels de ces solutions et souligne qu'à l'inverse de ce que proposait Hardin, l'État et le marché contribuent à la "Tragedy of the Commons".

  • Rifkin, J., 1991, Biosphere Politics: A cultural odyssey from the middle ages to the new age. San Francisco, Harper.

Une histoire de la "commodification" ou la marchandisation de la nature. Du moyen-âge, avec l'exemple bien connu des "enclosures", jusqu'à maintenant: la manipulation génétique peut-être vue comme la tentative la plus récente de commercialisation du vivant.

  • Roose, F. D. and P. v. Parijs, 1991, La pensée écologiste. Essai d'inventaire à l'usage de ceux qui 
    la pratiquent comme de ceux qui la craignent
    . Bruxelles, De Boeck-Wesmael.

Un glossaire et davantage.

  • Stokes, K. M., 1992, Man and the Biosphere. Toward a Coevolutionary Political Economy. Armonk, New York, London, England, M. E. Sharpe.

Il s’agit d’une histoire de la pensée économique, à la sauce écologique. Un livre remarquable, bien que compliqué, qui vise à découvrir la place (ou l’oubli de) la nature dans les théories économiques, de Smith à nous.

Pour contacter les auteurs de cette page: Bernard Cantin ; Corinne Gendron


 


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