Historique
Bien que reconnu formellement en 1996 comme laboratoire de recherche par l'UQAM, le processus de gestation du LAREPPS remonte à 1992 lorsque Yves Vaillancourt, Réjean Mathieu et quelques assistants de recherche commencent à mettre en forme les convergences de leurs recherches respectives. Michèle Duval et Henri Dorvil s'ajoutent en 1995 au regroupement informel de chercheurs qui commence néanmoins à utiliser le sigle qu'on lui connaît actuellement. C'est cette même année qu'est entreprise la démarche d'institutionnalisation auprès de l'UQAM.
Programme de recherche
Visant à cerner les conditions d'émergence ainsi que la spécificité d'un modèle québécois de développement social dans le contexte particulier de la transformation de l'État-providence, le LAREPPS inscrit ses objets d'étude au niveau des pratiques et des politiques sociales, définies dans un sens large. Le modèle de référence se démarque des courants "fondamentalistes", qu'ils soient ultra-libéraux ou étatistes. Son originalité serait plutôt de s'inscrire dans une alternative démocratique du développement social articulant économie sociale et économie publique.
Suivant cette problématique générale, la programmation de la recherche du LAREPPS s'articule autour de quatre axes interdépendants. Dans le premier de ces axes, on vise l'approfondissement de la problématique générale. La mise à jour, ou l'actualisation constante, du cadre théorique et de la problématique à travers des débats et échanges, doit faire en sorte que cet axe débouche sur un cadre intégrateur permettant la synthèse des connaissances issues des autres axes de recherche. Étant donné cette mission, l'équipe de cet axe est responsable de la production des instruments méthodologiques aptes à garantir la validité et l'objectivité des recherches.
Les trois autres axes constituent autant de chantiers dédiés aux plus importantes dimensions de la problématique, liant ensemble santé, bien être et économie sociale. Par exemple, le deuxième axe touche aux services de proximité, décrits comme l'ensemble des services personnels rendus aux personnes. Les membres de cette équipe doivent mener des travaux sur les initiatives anciennes ou nouvelles d'économie sociale dans ces services.
Le troisième axe du LAREPPS s'intéresse aux interfaces entre l'économie sociale, le logement social et l'hébergement. Les recherches doivent porter sur la dispensation de services aux personnes agées (comme variable interne au système de santé et de bien-être) ainsi que sur la contribution des coopératives d'habitation et des OSBL en logement social (dans ce cas comme variable externe).
Le quatrième et dernier axe se penche sur les pratiques d'insertion par le marché du travail, en les appréhendant comme un déterminant de la santé et du bien-être du point de vue des personnes exclues. Cette démarche doit tenir compte de la diversité des entreprises d'économie sociale dans ce domaine (CDEC, entreprise d'insertion, de formation, les fonds locaux etc.) ainsi que des facteurs qui facilitent leur stabilité et leur diffusion.
Pour chacun des axes de recherche, les équipes doivent étudier les questions soulevées par le passage de l'expérimentation à l'institutionnalisation, en surveillant plus particulièrement les écueils à éviter et la multiplicité des facteurs en cause.
Cadre institutionnel
Pour mener à terme ce programme de recherche, le LAREPPS compte sur un dispositif institutionnel large et diversifié. C'est d'abord au sein du département de travail social de l'UQAM qu'il trouve son ancrage principal, département auquel sont attachés les principaux membres réguliers de l'équipe et où l'on trouve d'ailleurs ses locaux. À ce centre principal, s'ajoute également le département de travail social de l'UQAH (Université du Québec à Hull) avec plusieurs de ses chercheurs impliqués dans ses équipes. Toujours dans le domaine du travail social, une collaboration est aussi active avec l'École de service social de l'Université Laval. On peut donc présumer que les travaux, recherches et débats engagés par le LAREPPS auront des répercussions importantes au niveau des pratiques et politiques sociales futures dans la mesure où son ancrage institutionnel lui permet d'alimenter directement les lieux d'enseignement au baccalauréat et à la maîtrise en travail social. D'ailleurs, les départements où il est implanté se sont donnés la vocation de former des praticiens ouverts au renouvellement des pratiques sociales.
L'influence du LAREPPS va toutefois au-delà de cette discipline. Des chercheurs associés proviennent également des départements de sociologie et des sciences administratives de l'UQAM ainsi que de la Télé-Université. D'autre part, des synergies multiples doivent se développer grâce aux liens privilégiés avec deux autres groupes de recherche, le Collectif de recherche sur les innovations sociales dans les entreprises, les syndicats et l'économie sociale (CRISES) et le Groupe d'étude et de recherche en intervention sociale (GERIS), qui partagent des convergences sur la problématique ainsi que des complémentarités au niveau des recherches empiriques. On trouve enfin, hors des murs universitaires, un large ensemble d'institutions et d'entreprises d'initiatives sociales avec lesquelles des partenariats sont engagés. Notons en particulier les liens étroits entre le LAREPPS et les CLSC de Montréal et de Hull, la CDEC Plateau/Centre-Sud, la Fédération des OSBL d'habitation de Montréal (FOHM) ou du Chantier de l'économie sociale, à travers des responsabilités partagées dans la formulation et la mise en oeuvre des quatre axes de recherche.
Au niveau de la diffusion, le LAREPPS entretien des relations avec deux revues permettant la diffusion de ses travaux. D'une part la revue Nouvelles pratiques sociales (NPS), elle-même ancrée au département de travail social de l'UQAM, et dont les principaux animateurs sont membres du LAREPPS. D'autre part, la revue Économie et Solidarités (anciennement Coopératives et Développement) qui s'intéresse de façon générale à l'économie sociale et en particulier à l'étude des entreprises collectives. Enfin le LAREPPS peut compter sur une collection de cahier de recherche dont on peut obtenir la liste des parutions en utilisant l'un ou l'autre des moyens de communication suivant:
adresse civique: dépt. de travail social, UQAM, Place Dupuis, 800 est, de Maisonneuve, local P-6345.
adresse postale: C.P. 8888, succ. Centre-Ville, Montréal, H3C 3P8
adresse électronique: larepps@er.uqam.ca
téléphone: (514) 987-3000, poste 8326
télécopieur: (514) 987-4494